Mon Dieu, faites la taire

Et allez, ouste, la France change de premier ministre !

Copé veut rencontrer le président, sans doute pour lui demander de démissionner.

Drame supplémentaire : la Morano reprend ses tweets frénétiques inondant le réseau de sa stupidité bêlante :

Mon Dieu faite la taire. Il faudrait la censurer pour insulte à la pensée, la France n’a pas mérité ça.

Cruchaude et Marie-Claire font lliste commune

Marie-Claire Carrète-Gée, dissidente UMP dans le XIVème arrondissement de Paris a bien évidemment pactisé avec la cruchaude UMP et nos deux princesses font liste commune pour le deuxième tour, NKM en numéro 1, Marie-Claire en numéro 2. Peut-être cette dernière n’aurait pas eu une telle place de choix si elle n’avait pas montré les dents ; des dents un peu élimées par ailleurs puisqu’elle n’a récolté que 5,74% au premier tour. Grand seigneur, NKM-et-ses-cheveux-fous lui a quand même octroyé la deuxième place sur leur liste fusionnée.

La droite à l’assaut de Paris

1er tour des élections municipales, pour Paris nous avons deux vedettes en tête de gondole : cruchaude UMP et cruchaude PS. Après 12 années de mairie socialiste dans la capitale il est temps de changer. Histoire de de ne pas donner immédiatement un blanc-seing à cruchaude UMP, nombre de bobos parisiens ont voté pour la liste dissidente de l’UMP dans le XIVème, une certaine Marie-Claire Carrète-Gée qui n’a pas pas apprécié que cruchaude UMP saute en parachute sur cet arrondissement, en provenance de Longjumeau. Ces deux-là vont bien se réconcilier pour le deuxième tour pour que finalement la droite perde la mairie de Paris pour la troisième fois consécutive, ce qui relèverait d’un véritable exploit.

Sarkozy sous écoutes judiciaires

Rigolo : on apprend par la presse que Sarkozy a été mis sous écoute judiciaire dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. A cette occasion des soupçons de trafic d’influence apparaissent et son avocat est également placé sur écoute. Comme les garçons se doutaient de quelque chose, ils ont acheté une ligne de téléphone sous un faux nom pour communiquer entre eux. A priori le stratagème n’a pas échappé à la police judiciaire qui a identifié la ligne pirate.

Là-dessus le gouvernement est interpellé par les uns et par les autres, savait-il, ne savait-il pas qu’un ancien président de la République était écouté par la justice ? S’il le savait quand et qui en son sein l’a-t-il appris ? L’opposition laisse planer le doute d’écoutes illégales, le gouvernement avec son amateurisme habituel se prend les pieds dans le tapis, la presse simpliste s’intéresse à l’écume et non au fond, la corporation des avocats se drape dans son devoir de défendre et hurle avec la meute contre cette intolérable remise en cause de leur secret professionnel. Bref, on nage en plein psychodrame picrocholin agité par une classe politique et médiatique peu à la hauteur des enjeux.

Le plus effrayant dans ces affaires qui s’accumulent c’est que les citoyens croient leurs dirigeants capables de toutes ces avanies, qui seront dans le cas d’espèce, avérées ou ne le seront pas. Ils ont vu le clan Mitterrand mettre en place le fameux système des écoutes illégales de l’Elysées dans les années 90, des contrats publics d’exportations françaises d’armement donner lieu à de gigantesques rétro-commissions venues financer des individus ou des partis, un conseiller de l’Elysées enregistrer en cachette ses conversations avec le président et lesdits enregistrements se retrouver dans la presse, des juges ou des avocats balancer des procès-verbaux d’audience dans les journaux, des présidents de partis politiques manipuler des élections internes comme dans une République bananière, etc. etc. Bref, le peuple sait que tout ce dont s’accusent les dirigeants à grand coups de déclarations fracassantes est possible. Il pressent également que ces forbans qui les gouvernent se satisfont de la pauvreté du débat et se tiennent les uns les autres à coups de dossiers, de légions d’honneur et de postes distribués aux copains et aux coquins. Et le peuple, telle Sœur-Anne sur son donjon, attend de voir venir une nouvelle génération de dirigeants responsables.

La vieille dame et son canton

Bernadette Chirac, 80 ans, conseillère générale d’un canton de Corrèze depuis plus de 30 ans, conteste le prochain redécoupage électoral dont l’un des objectifs est de diminuer par deux le nombre de cantons par deux de 4 000 à 2 000, de rééquilibrer les cantons ruraux et urbains et d’assurer la parité hommes-femmes des élus de ces cantons, les conseillers régionaux.

Dans la tourmente, le canton de Mme. Chirac, 80 ans, se retrouve fusionné avec un autre. Du coup la vieille dame en est toute tourneboulée et affirme devant les caméras qu’elle n’y survivra pas huit jours, et d’entamer un combat contre la loi. Que l’on se rassure, son canton ne disparaît pas comme elle l’affirme : le territoire existe toujours, de même que ses habitants, ses vaches et ses moutons, simplement ils auront moins d’élus par habitant, et peut-être plus Mme. Chirac, 80 ans !

C’est une nouvelle illustration de la difficulté de réformer en France où tout le monde est d’accord pour faire des réformes et des économies, mais à condition de commercer chez le voisin…

Petites trahisons entre amis

La gauche ne réussit peut-être pas à inverser la courbe du chômage, mais on peut dire que la droite accumule les faux pas. Une nouvelle affaire confirme qu’un des conseillers politiques de Sarkozy a enregistré en cachette des heures de conversation de travail à l’Elysées. Comme de bien entendu, une partie de ces enregistrements se retrouve dans la presse, on ne sait comment. Ledit conseiller reconnaît les enregistrements mais conteste les avoir diffusé à la presse. On présuppose un règlement de comptes familial et la justice est saisie du dossier.

Les premières analyses des enregistrements disponibles ne révèlent rien que de déjà connu et surtout la mauvaise éducation de ces personnages, Sarkozy y compris, qui se prennent pour le centre de l’Univers et traitent les ministres au mieux pour des inactifs, au pire pour des incapables.

Elles confirment, hélas, les mœurs déplorables de la politicaillerie d’aujourd’hui ! Le personnel politique au plus haut niveau apparaît réduit à une bande de forbans sans foi ni loi, pratiquant des méthodes de bandits corses, s’enregistrant, se dénonçant, manipulant à tout va, tout en ripaillant sous les ors de la République.

Le coupable du jour est Patrick Buisson, historien, ex-journaliste-directeur au quotidien d’extrême droite Minute, partisan en son temps de l’Algérie française, recyclé à LCI puis à la Chaîne Histoire, puis comme conseiller de Sarkozy président de la République avec d’autres communicants et publicitaires. Sur le premier extrait publié par http://www.atlantico.fr/ on entend Buisson et Goudard, un publicitaire qui a vendu des barils de lessive avant de changer de produit et de vendre du président de la République, commenter avec vulgarité l’action et les personnalités des ministres.

On se demande bien ce que font ces pieds nickelés si près du pouvoir ? A quel niveau de décadence est arrivée notre République pour confier son avenir à des journalistes et des publicitaires ? La meute des conseillers autour du prince n’est pas nouvelle, mais au moins Foccard sous de Gaulle, Pierre Juillet et Marie-France Garaud sous Pompidou avaient une réflexion politique, idem pour Guaino sous Sarkozy, mais un pisse-copie d’extrême-droite et un publicitaire…

Copé fanfaronne

Copé-j’en-ai-une-grosse-paire est en pointe ces dernières semaines : dénoncé par Le Point pour son implication supposée dans une affaire de copinage dans des marchés passés par l’UMP qu’il dirige, il nous gratifie de grands effets de manche devant la presse convoquée pour l’occasion à qui il explique qu’il dévoilera les comptes de son parti uniquement si une loi est votée imposant de même à tous les partis et, c’est là que les choses deviennent intéressantes, des déclarations d’intérêt des patrons de presse qui bénéficient de subventions ou de commandes publiques.

L’accusé est encore plus furieux contre la presse et le patron du Point (qualifié de « tartuffe bouffi d’orgueil ») qu’outré des accusations portées contre lui. Il est vrai que cette presse est facilement critique, peu souvent constructive et généralement moralisatrice. Les chroniqueurs libéraux du Figaro ou de Valeur Actuelles qui recommandent le marché comme seul juge de paix aux problèmes du pays oublient souvent de préciser que les journaux qui les emploient bénéficient de subventions payées par le contribuable… comme quoi ce marché qu’ils vantent comme des bigotes en pamoison devant Saint François, n’est pas toujours l’unique juge de paix.

On trouve d’ailleurs la liste de ces subventions sur le site gouvernemental http://www.data.gouv.fr

Rapportée au numéro diffusé, Valeurs Actuelles est en 19ème position au classement avec 0,2155 EUR et le Figaro en 27ème avec 0,1771 EUR/numéro.

Bon, la colère froide de Copé contre la presse qui l’accuse de copinages a peu de chances de faire changer la loi sur la transparence dans la vie publique, elle lui évite de répondre aux questions gênantes posées sur la gestion de l’UMP. Elle a en tout cas déclenché une unanime réaction corporatiste de la presse qui n’a pas manqué de rappeler que l’UMP en rang serré avait voté contre la loi sur la transparence de la vie publique il y a quelques mois suite à l’affaire Cahuzac. Même Le Figaro a malmené ce Copé qui crie au complot.

Contre vents et marées il s’accroche à l’idée qu’il pourrait être un jour président de la République, toucher au pouvoir suprême ; contre tous il continue à se battre pour ne pas lâcher le morceau, telle une bernique collée à son rocher ; les copains et les coquins de l’UMP lui tire dans les pattes, la presse le cloue au pilori pour l’inanité de ses idées ou ses amitiés avec un marchand d’armes libanais, le peuple rigole devant la stupidité de ses réactions, seuls quelques militants continuent à faire la claque dans ses meetings. Mais il s’accroche et il n’est pas dit qu’il ne réussisse pas un jour à atteindre son but ultime. Au moins fait-il preuve d’une persévérance qui force le respect, à défaut de vision politique.

Ambiance à l’UMP

Rigolo : Le Point (hebdomadaire conservateur) fait sa première page sur « L’affaire Copé » dans laquelle serait impliqué le chefaillon (conservateur) du parti de la droite (conservatrice). Il s’agit d’une sombre histoire de favoritisme dans des contrats de communication évènementielle passés par l’UMP à l’occasion de la campagne présidentielle 2012. C’est peut-être vrai, peut-être faux ; en tout cas tout le monde peut y croire car les mœurs politiques de notre époque font que cela est possible.

Sans surprise également le coté racoleur de la presse hebdomadaire qui a opté depuis longtemps pour le caniveau au détriment de l’intelligence. Ce qui ne manque pas de faire sourire c’est de voir que Franz-Olivier Giesberg, journaliste mondain aux convictions floues, passé du Nouvel Observateur au Figaro, s’écoutant parler sur les plateaux et fréquentant le monde littéraire dont il se croit membre, FOG comme on le baptise se paye Copé après avoir sévèrement titillé Sarkozy. Une hyène au milieu d’un troupeau de zébus à la recherche d’un point d’eau.

Copé-j’en-ai-une-grosse-paire ne se laisse pas faire et porte plainte contre l’hebdomadaire et, au passage, contre un député UMP, social-traitre, qui a twetté immédiatement après la publication de l’article félon pour confirmer les soupçons. Chaude ambiance à l’UMP !

Les caïmans s’entre-dévorent dans le marigot boueux au milieu des bulles de vase. Il y a tous les éléments scabreux qui composent ces psychodrame politicards sans grand intérêt ni même conséquence : une presse de caniveau qui a renoncé à la réflexion, des élus ambitieux sans autre objectif que leur propre couronnement, des communicants de l’évènementiel, aussi couteux qu’inutiles (le cancer dévorant de nos démocraties), la lutte à mort interne à l’UMP et des élections municipales dans un mois.

Le sujet sera vite oublié.

Dassault s’envole

Serge Dassault, cumulard invétéré de 89 ans, actionnaire-président du groupe de presse publiant Le Figaro, actionnaire-président du groupe d’armement portant son nom, sénateur de la République, plus quelques autres fonctions publiques et privées, explique un peu penaud à la tribune d’un sénat complètement déserté, les conditions de sa garde à vue. Compte tenu de son âge avancé, il avait tout de même été autorisé à retourner dormir chez lui, mais le choc semble avoir été grand.

Dassault le cumulard justifie son intervention par le fait d’édifier ses collègues sur la réalité de la garde à vue, situation qu’ils connaissent assez mal on peut le comprendre. L’air ébahi mais narquois avec lequel il narre ses mésaventures personnelles à la tribune nationale (mais désertée par ses chers collègues) est assez désarmant. Il fait une nouvelle fois que c’est toujours avec étonnement que les puissants découvrent la condition humaine.

Sur le fond le cumulard est soupçonné d’avoir acheté des voix à Corbeille-Essone. Bon, Dassault ne nie pas avoir déversé des sommes significatives sur les électeurs, mais uniquement « pour aider ». Cette générosité s’est quand même terminée à coup de flingues dans les rues de la ville, car attisant quelques envies… Allez-donc faire la différence entre générosité et corruption, ce n’est pas facile. Il est sûr qu’il vaut sans doute mieux avoir un maire riche et généreux que pauvre et malade.

La droite parisienne en dépression

La droite parisienne s’achemine semble-t-il vers une défaite municipale à Paris pour les élections de mars. NKM-et-ses-cheveux-fous se heurtent à des listes dissidentes dans lesquelles elle n’arrive pas à mettre bon ordre. Son programme plutôt flou n’est guère renforcé par ses annonces intempestives, vite ravalées et semble-t-il non partagées avec son équipe, comme la destruction de la Tour Montparnasse ou la piétonisation du centre de Paris. Bref, à l’heure de la démocratie participative et de la politique sans réflexion, elle ne fait pourtant pas fureur alors qu’elle tourne comme une girouette autour du vent de la démagogie qui fait voleter ses cheveux-fous.

Les bobos parisiens se prépareraient à renouveler un troisième mandat socialiste pour leur mairie. Pauvre NKM, elle risque de revenir au chignon si jamais elle perd.

Nous allons voter pour toi NKM-aux-cheveux-fous, rassure-toi ! Quels que soient ses mérites, l’équipe socialiste actuelle est à la mairie de Paris depuis 2001, il est temps de changer. D’ailleurs leur programme n’est pas moins insignifiant que le tien NKM délurée. Tiens-bon NKM.

Guéant le farceur

Les archives papier de Claude Guéant, ex-secrétaire général de la présidence de la République sous Sarkozy, ont disparu. Du moins elles n’ont pas été versées aux archives comme le veut la tradition républicaine mais comme ne l’exige pas formellement la Loi. Ces documents sont recherchés par la Justice dans le cadre de la mise en examen de François Pérol pour prise illégale d’intérêts. Quel sacré farceur ce Guéant

Le nonos à Copé

Copé-j’en-ai-une-grosse-paire se distingue en vouant aux gémonies un livre pour enfants illustrant la nudité et relance le débat sur la soi-disant volonté de la perverse majorité actuelle à vouloir enseigner la théorie du genre à la maternelle, voire même dans les crèches. L’outrance des propos et la beaufitude de l’argumentation, font tomber d’eux-mêmes les aboiements du chefaillon de l’UMP qui résonnent dans le désert de la pensée politique, tel l’écho rebondissant sur les murailles de la bêtise.

Il n’en demeure pas moins que subsistent quelques acharnés de l’indifférenciation des sexes, quelques illuminés du tout-est-pareil-pour-tout-le-monde, quelques dévots des pratiques minoritaires qu’il faut imposer à la majorité, quelques soixante-huitards attardés qui ont trop consommé LSD et William Burroughs. Il faut ferrailler avec eux sur le plan intellectuel en rappelant que la démocratie exige la majorité, et tout rentrera tranquillement dans l’ordre.

Terminator

Christian Jacob, avec sa tête de maquignon mal dégrossi, chefaillon de l’UMP à l’assemblée nationale, aboyeur numéro 1 de Copé-j’en-ai-une-grosse-paire, est sur tous les coups. D’abord il grossi, il n’est pourtant pas économe de son énergie pour démolir tout ce qui bouge dans la majorité socialiste, mais manifestement il consomme plus de calories dans les palais de la République qu’il n’en brûle sur les plateaux de télévision.

Petit point qui doit agacer et qui confirme son manque de subtilité : sur les ondes et devant les caméras il appelle Mme. Vallaud-Belkacem, Mme. Belkacem tout simplement, histoire de bien marquer les origines.

Le garçon cogne sur tous les sujets du gouvernement avec une mauvaise foi et un simplisme assumés. Il est impressionnant d’énergie et ne lâche rien. Il a la force d’un bulldozer et les arguments de Mme. Michu. C’est un opposant classique qui martèle des messages basiques comme l’Oréal fourgue ses publicités pour shampoing antipelliculaires. C’est du carpet bombing pour reprendre une expression de marketing évoquant l’inondation d’un marché par des représentants de commerces, par référence historique aux vagues de bombardiers B52 qui écrasaient le Vietnam de bombes…

Le Jacob est un opposant formé à l’école de la mauvaise foi parlementaire française, très réputée en la matière. Il ne fait pas avancer le débat, il n’est pas programmé pour ça, il cogne et c’est tout. Peut-être un jour ce genre de personnages seront démodés et renvoyés dans leur pénates par des électeurs lassés. Mais pour l’instant le Jacob reste la star des médias, hélas ! En 2017 si la droite revient au pouvoir, le garçon sera ministre de l’intérieur ou quelque poste comparable, non point pour sa compétence mais en remerciement de sa fidélité brute.

Altermoiement sur la famille

Une nouvelle manifestation s’est déroulée ce dimanche, cette fois-ci tournée contre les projets « famille » du gouvernement actuel. Avec quelque raison, l’opposition pense que malgré les dénégations du gouvernement, la majorité, ou au moins quelques parlementaires de cette majorité, ont toujours en tête d’élargir le principe de la procréation médicale assistée ou de la gestation pour autrui (PMA et GPA) aux couples homosexuels. Ils n’ont sans doute pas tort… Du coup ce soir le gouvernement reporte à des jours meilleurs la présentation de sa loi sur la famille.

Bon, rien ne presse finalement, bien que le projet comportait également bien d’autres points non liés à la PMA ni à la GPA, il y a suffisamment de sujets sur la table pour occuper nos responsables pour le moment. Ce qui est amusant c’est de voir l’opposition, qui devrait se réjouir de ce retrait, en profiter pour agonir Hollande et son gouvernement qui ont eu tort de vouloir présenter ce texte comme de le retirer…

Ceci étant dit il y a effectivement des parlementaires et des citoyens qui souhaitent que cette PMA-GPA bénéficie aux couples homosexuels. Comment fait-on ? On ne va pas les pousser dans la Seine ! Parlons, expliquons, argumentons et laissons le parlement décider. Et puis si une loi de gauche ne plaît pas à la droite, il suffira lors de la prochaine alternance de voter une nouvelle loi pour annuler la précédente. Nos élus font ça tous les matins en arrivant au parlement : défaire ce qui a été fait précédemment. Ce n’est pas la peine d’en faire tout un plat.

Sainte MAM a des visions

Incroyable : Michèle Alliot-Marie (MAM), 67 ans, ex-député pendant plus de 25 ans, ministre durant plus de 15 ans, chefaillonne du RPR pendant quelques années, multi-cumularde, raide comme un passe-lacet, qui a du quitter ses dernières fonctions ministérielles (affaires étrangères) après avoir proposé à l’assemblée nationale de fournir au régime familiale Ben Ali en Tunisie les moyens de répression nécessaires pour mettre les opposants locaux, tout en tripatouillant gentiment et familialement avec ledit régime, MAM donc, née il y a 67 printemps en région parisienne mais d’origine du pays basque français, sort de son placard et se fait parachuter chef de la liste électorale de droite du grand sud-ouest pour les prochaines élections européennes.

Elle explique, à 67 ans, qu’elle n’a rien demandé mais précise dans Sud-Ouest de ce jour :

« Je comptais me consacrer à l’échéance de 2017 en élaborant un projet qui réponde au rejet des Français de la politique, à leur angoisse devant l’avenir et à leur désillusion du pouvoir socialiste. Mais de nombreux élus du Grand Sud-Ouest m’ont sollicitée pour que je me présente. »

MAM-67-ans fait don de sa personne pour sauver le grand sud-ouest. On en a des larmes aux yeux et l’on croule sous la reconnaissance.

Qu’est ce qui peut pousser un parti, l’UMP en l’occurrence, à aller chercher un apparatchik de 67 ans pour diriger une liste électorale ? C’est un mystère ! Elle est sympathique cette MAM-de-67-ans, un peu raide mais sympathique, mais elle n’a jamais cassé trois pattes à un canard durant sa trop longue carrière publique. Alors utilisons sa soi-disant notoriété pour promouvoir les jeunes recrues de l’UMP locale, mais par pitié ne la faisons pas rempiler au parlement, fut-il européen, où elle ne mettra sans doute les pieds que de loin en loin.

Et en plus on apprend que : « Pour 2017 [élections présidentielles], je ne sais pas ce que je ferai. Je verrai à ce moment-là. » En 2017 elle aura 70 ans et envisage, peut-être, de poursuivre le sacrifice de sa personne en se présentant à la fonction suprême. Une telle abnégation force le respect mais que l’UMP nous en préserve. N’y-a-t-il personne dans ce parti pour lui recommander doucement de prendre sa retraite, quitte à lui décerner une breloque ou deux pour l’y aider, une présidence d’honneur par-ci, une décoration par-là.

 

Petits arrangements sur le dos du contribuable

Claude Guéant, ancien préfet, ancien ministre, est placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête judiciaire préliminaire pour « détournement de fonds publics et recel ». Il a lui-même reconnu sur les plateaux télévisés avoir perçu des primes, versées en liquides, non fiscalisées, d’environ 10 000 EUR par mois entre 2002 et 2004, alors qu’il dirigeait de cabinet du ministre de l’intérieur de l’époque, Sarkozy. Il a précisé que ces sommes en liquide étaient destinées aux policiers assurant la protection de son ministre.

La justice décidera si ces primes en liquide sont légales ou non, et les sanctions légales à prendre, ou pas. A tout le moins un redressement fiscal doit être prononcé contre Guéant, ou les bénéficiaires finaux s’ils peuvent être identifiés, comme pour n’importe quel contribuable français pris en flagrant délit de fraude fiscale.

Comme souvent on reste impressionné par le sentiment d’impunité qui anime ces cadors de l’Etat. Comment en 2004 un si haut personnage n’a pu se poser la question de l’équité fiscale en versant en liquide de l’argent public à des fonctionnaires. On peut imaginer que certaines dépenses de l’Etat méritent de la discrétion pour des opérations de services secrets ou des paiements d’indicateurs par la police, mais des rémunérations versées à des fonctionnaires, en quoi peut-il être justifié qu’elles échappent à l’impôt sur le revenu ?

Que la justice passe !

Les vieillards de la République

Bernadette Chirac, 80 ans, pleure dans la presse corrézienne sur la suspension éventuelle du canton dans lequel elle est conseiller municipale et dézingue NKM en soutenant hardi-petit le clan corse Tiberi qui squatte le 5° arrondissement depuis des décennies. Après une visite de l’hôpital Trousseau, la Chirac, 80 ans, déclare :

« Les Tiberi sont de grands amis. Jean [79 ans, repris de justice, toujours maire du 5° arrondissement, NDLR] était un grand ami de mon mari. Xavière était une militante de campagne électorale tout à fait exceptionnelle. Tout ce que j’ai appris de la politique de terrain (…), c’est Xavière qui me l’a appris. Elle m’attendait et nous partions à l’assaut. »

Etc. etc…

NKM, candidate UMP à la mairie de Paris qui était présente durant cette charge chiraquienne en faveur du clan Tiberi qu’elle cherche à pousser dehors a dû apprécier !

Il est temps que ces vieillards de la politique française fassent place nette. La République n’a plus besoin d’eux. Ils l’ont servie à leur manière, avec du bon et du moins bon, en des temps sur lesquels il faut maintenant tourner la page. Comment mettre ces brontosaures de la République à la retraite ? C’est un des défis de la Nation.

Le flingueur fidèle

Christian Jacob, une tête de maquignon jamais content, un poste de chef du groupe UMP à l’assemblée nationale, soutien bien entendu de Copé-j’en-ai-une-plus-grosse-paire contre Fillon-costume-étriqué, un flingueur politicard sans une once de subtilité, il s’engouffre dans toutes portes laissées ouvertes par la gauche, dès qu’il entend le mot socialiste ou solidarité, il est pris d’un réflexe pavlovien qui le met en fureur et en position d’arrêt. La dernière de Christian Jacob c’est une saillie sur l’assistanat relancé par les bolchéviques qui gouvernent la France depuis que son champion Sarkozy a été remercié. Il pourrait signer sans problème un dictionnaire amoureux de tous les poncifs anti-gauche !

La Morano toute en grâce

La Morano tient encore les feux de la rampe ! La rumeur voudrait qu’elle soit désignée tête de liste de l’UMP pour la Région Est aux prochaines élections européennes. Evidemment quelques caciques du parti s’émeuvent d’une telle éventualité : Accoyer se demande dans une interview au Monde : « …si elle doit remplacer quelqu’un : qu’apporterait-elle de plus ? »

La question est légitime concernant cette twittos obsessionnelle et compulsive dont l’un des derniers messages est rappelé ci-dessous :

La campagne électorale promet d’être intéressante, sans parler des débats au parlement européen si jamais elle y était élue !