Hérésie républicaine

Un président de la République prend sur son temps de travail et dépense à cette occasion quelques deniers payés par les contribuables pour aller assister à des matchs de pousseurs de ballon à l’occasion d’un championnat du monde de cette spécialité qui se déroule en Russie. Il n’est pas sûr que ce soit la façon la plus efficace de faire son travail !

Il serait plus avisé d’œuvrer à ce que la France, qu’il est payé pour diriger, puisse concourir pour la coupe du monde de l’équilibre budgétaire.

Déni de réalité de la classe politique

Qu’est-ce qui rapproche le plus ces deux personnels politiques ? Sans doute un peu leur socialisme, leur positon de maire d’une grande ville, leur ambition aussi, mais surtout beaucoup leurs ridicules couleurs de cheveux. L’une et l’autre se teignent manifestement leurs cheveux qui devraient être blancs si elles n’y répandaient pas de produits chimiques pour masquer ce signe manifeste de leur âge.

Quand on regarde ces photos ou que l’on voit ces personnages à la télévision, le regard est immédiatement attiré par cette superficialité qui domine tout le reste, au détriment d’ailleurs de leur discours, promesses ou engagements parlés.

Comment faire confiance à des élus qui dépensent du temps et de l’argent pour masquer la réalité ? Comment ne pas penser qu’ils feront de même avec les comptes de la Nation ? Encore plus ridicule était le précédent président de la République qui, lui, n’avait déjà plus beaucoup de cheveux, mais en plus ratait sa couleur qui tendait vers le roux.

Le personnel politique français s’honorerait à travailler sur ses vrais dossiers et non pas des questions d’apparat qui ne servent qu’à satisfaire leurs égos et non point les citoyens dont les impôts payent leurs salaires !

Berlin : l’Histoire à tous les coins de rue


Berlin

En déambulant dans Berlin il est difficile de ne pas se heurter à l’Histoire tragique du XXème siècle à tous les coins de rue. Des petits pavés de bronze ont été ajoutés devant les porches des maisons où résidaient des juifs assassinés, mentionnant leurs noms dates de naissance et de décès ; il y en a beaucoup… Le mémorial de la Shoah juste derrière Unter den Linden avec ses blocs de béton rappelle la tentative de destruction des juifs d’Europe. Le cadre enchanteur du lac de Wannsee ferait presque oublier que sur ses bords apaisés se tint en 1942 la réunion qui permit de finaliser les termes de la « solution finale de la question juive » voulue par Hitler. Un monument sur PostDamer Strasse rappelle la liste des camps d’extermination au bord d’une rafraichissante petite fontaine. Aux pieds du Reichtag, des pierres symbolisent les députés allemands qui ont tenté de résister à la barbarie. Une promenade dans Tiergarden ensoleillé nous fait nous rappeler que dans ces allées ombragées se sont déroulés de sinistres ballets d’espions durant la guerre froide à quelques pas des fusils de VoPos (Volkspolizei, la police du peuple est-allemand).

Berlin est au cœur de notre vieille Europe qui a tant créé mais tant dérivé. Avec une relative honnêteté le peuple allemand s’est tourné vers ce passé pour en admettre l’indicible et accepter sa culpabilité. Peu avaient commis de tels crimes mais aucun n’a assumé avec la même collective clairvoyance.

La progéniture terroriste islamique sur le retour

Un djihadiste français converti capturé en Syrie se met à table, balance ses anciens amis et dévoile certains des projets des fameux frères Clain, autres djihadistes français convertis qui, semble-t-il, étaient proches du sommet du groupe terroriste religieux Etat islamique. Le plan était de former les gamins, les « Lionceaux du Califat », nés sur place en Syrie ou en Irak ou amenés avec leurs parents lorsqu’ils choisirent l’exil vers ces lieux de combat djihadistes, pour les renvoyer en Europe comme kamikazes.

La contraception étant plutôt contraire aux valeurs locales et le groupe voulant multiplier ses effectifs, la natalité est plutôt encouragée. Nombre de gamins sont et ont été élevés dans cette atmosphère de tuerie permanente au nom d’un Dieu. De nombreuses vidéos ont été publiées où l’on voit des enfants d’une dizaine d’années tuer des otages à coups de pistolet. Alors pourquoi ne pas les renvoyer dans les capitales mécréantes pour qu’ils continuent le job ? On imagine de plus que si un policier européen se trouve face à un enfant terroriste il ressentira sans doute un peu plus de préventions pour le « neutraliser ».

Compte tenu des reculs militaires du groupe Etat islamique pour le moment sur le terrain de guerre, ce projet n’a pour l’instant pas encore été mis en œuvre, mais on peut compter sur la foi de ses membres pour l’exécuter dès qu’ils en auront la possibilité.

Il faudrait un jour que les responsables adultes de telle stratégie aient à rendre des comptes devant la justice des hommes. Mais là encore l’Occident se trouve face à un dilemme car ces terroristes embrigadés par Dieu préfèrent la mort, gage de paradis, et n’ont pas peur de la justice humaine. Certains d’entre eux toutefois semblent avoir une foi un peu plus hésitante : c’est le cas par exemple de cette balance, Jonathan Geoffroy, qui aurait découvert avoir été « trompé » par l’Etat islamique et qui planifie naïvement de faire trois ans de prison en France avant de retrouver sa femme au Maroc pour y monter « une boutique de lingerie », alors qu’il risque jusqu’à trente années de prison. C’est le cas aussi de cette française, Mélina Boughedir, que l’on a vu à la télévision de faire condamner à la prison à perpétuité en Iraq avec son plus jeune enfant dans les bras, les trois premiers ayant été rapatriés en France chez leurs grands-parents, leur père étant probablement toujours en train de combattre quelque part sur le front, s’il n’a pas déjà été tué. Elle risquait la peine capitale.

Les uns et les autres expliquent qu’ils ont été dupés, l’une par son mari ou l’autre par l’Etat islamique en affirmant qu’ils n’ont pas participé à des opérations militaires : difficile à croire, impossible à vérifier ! Les survivants dont l’engagement est le plus flageolant, ou le mieux masqué, voudraient rentrer en France, pour y subir une justice démocratique ou poursuivre leurs actions mortifères de l’intérieur, on ne peut pas savoir. C’est la raison pour laquelle la France semble choisir l’option les faisant juger localement en Syrie ou en Iraq en prenant ainsi quelques libertés avec les usages démocratiques. Pour les djihadistes français qui ne seraient pas condamnés à mort ni exécutés cela ne fait que repousser le problème au jour de leur sortie de prison. Les enfants nés de parents français sont quant à eux discrètement rapatriés avec l’accord des autorités qui les détiennent. Lorsqu’ils ont été capturés ils sont donc revenus, ou en train de revenir, sur le territoire de la République et personne ne sait bien comment ils évolueront.

L’expérience des enfants-soldats n’est pas complètement inédite et les guerres africaines de ces dernières décennies ont permis de faire progresser la connaissance sur ce sujet. Mais la situation de gamins à qui l’on a fait commettre des actes cruels et barbares sur leurs prochains est relativement nouvelle. Nul ne sait s’ils seront « récupérables » ! L’avenir seul le dira.

Psychodrame franchouillard


L’Italie a élu un gouvernement composé de l’étrange alliage d’un parti d’extrême droite et d’un parti populiste. Ils se sont au moins mis d’accord sur un point qui consiste à vouloir réduire les flux de migrants pénétrant en Italie. L’Aquarius, un bateau affrété par une organisation non gouvernementale pour récupérer les migrants à la dérive sur des embarcations de fortune en mer Méditerranée, le plus souvent parties de Lybie, a l’habitude de débarquer ses naufragés sur les côtes européennes les plus proches, soit celles de l’Italie. Après plusieurs sauvetages, et alors que l’Aquarius est chargé de plus de 600 migrants, le nouveau gouvernement italien lui refuse l’accès à ses ports. Il s’en suit un psychodrame où les Etats riverains critiquent, se renvoient la balle et cherchent à tout faire pour éviter que ce bateau de la misère ne vienne accoster sur son territoire. Une bataille de chiffonniers au café du commerce.

La France ne brille pas par ses initiatives et donne à l’Italie des cordes pour se faire battre. On ne peut pas dire que Paris soit très volontaire pour accueillir des réfugiés, qu’ils soient politiques ou économiques, par contre la France est toujours présente pour critiquer et le président de la République mentionne en conseil des ministres la « part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien ». Ni une ni deux le gouvernement italien ulcéré à bon droit propose à la France de s’appliquer à elle-même ses grands principes de générosité et d’accueillir les migrants de l’Aquarius. Le président français a perdu une bonne occasion de se taire et le temps à gérer cette polémique eut été mieux utilisé à se consacrer aux autres affaires de la France.

Au-delà de ces gamineries de cours d’école, vraiment peu à la hauteur de la position de leurs auteurs, la question des réfugiés requiert pour avancer discrétion et efficacité alors que nos dirigeants déploient gesticulation et immobilisme. Ce n’est pas brillant. Le président Macron s’honorerait à déroger à ces mauvaises habitudes.

De tous temps les habitants de pays pauvres ont frappé aux portes d’entrée des pays plus riches pour y tenter une vie meilleure. La mondialisation en œuvre depuis la fin du XXème siècle et le très significatif différentiel de taux de natalité entre riches et pauvres intensifient les flux d’immigration, dont la grande majorité se déroule entre pays pauvres et pays moins pauvres, provoquant d’ailleurs plus ou moins les mêmes réactions de rejet des populations des pays de destination.

Dans les pays occidentaux la considérable beaufisation du monde politique a généré la dramatisation actuelle du phénomène de l’immigration rendu responsable de tous les maux de l’Europe ou des Etats-Unis. De tous temps les peuples ont préféré trouver des boucs émissaires « étrangers » plutôt que de se remettre en cause. La difficulté est que ces peuples votent dans les démocraties, adhèrent facilement aux thèses populistes et élisent les pouvoirs qui diffusent ces thèses. Alors les dirigeants populistes appliquent leurs programmes et les autres sont bien obligés de prendre plus ou moins en compte ce rejet diffus de l’immigration. Nous en sommes là !

La capacité des Etats à décider légalement qui peut entrer sur leurs territoires et qui ne le peut pas n’est pas remise en cause mais il faut la mitiger avec les nécessités d’un minimum d’humanité et de sens de la mesure. C’est difficile et périlleux, et surtout c’est une œuvre de très longue haleine qui nécessite aussi l’élévation du niveau d’éducation de ces peuples, chemin auquel ne poussent pas les déclarations à l’emporte-pièce d’un Laurent Wauquiez en France ou d’un Salvini en Italie.

La conscientisation des peuples locaux devrait aussi être au programme mais comment faire devant un tel écart de niveaux de vie pour tarir le flux des départs de pays en proie à la dictature et la pauvreté, voire à la guerre ? D’autant plus que nombre de ces régions ayant été colonisées par l’Europe, les descendants des colonisés (sans parler des descendants des esclaves qui remontent à encore plus loin) se sentent investis d’un droit de créance sur l’Occident qu’ils entendent aussi faire valoir.

Le dossier ne progressera qu’avec de l’intelligence. Il n’est traité aujourd’hui qu’avec du clientélisme.

Le grand abrutissement

10/02/2016

Ca y est : la grande procession de l’abrutissement des masses par le fouteballe a démarré. Les fans se précipitent vers leur anéantissement en chantant comme les chrétiens se faisaient dévorer par les lions dans les amphithéâtres de Rome en priant leur Dieu. Le championnat du monde de fouteballe commence cette semaine en Russie. C’est un mois à venir de déchaînements populaires sur l’insignifiant, d’hystérie médiatiques sur l’inintéressant et même d’allusions politiques sur l’inexistant. Les performances des pousseurs de baballe vont occuper les esprits et les conversations durant quatre semaines, dans les écoles, dans les bureaux, dans les palais du pouvoir, les villes et les campagnes.

Le business de la bière et de la pizza va exploser en même temps que les neurones vont brûler. C’est un désastre annoncé de l’intelligence, une nouvelle défaite de la pensée à venir. C’est la coupe du monde de fouteballe, tout simplement

Propagande boursière et réclame gnangnan

Dans une interview publiée sur le journal de l’actionnaire d’Orange, le chef d’Orange Bank, nouvellement créée pour diversifier l’activité de l’opérateur de télécommunications, déclare :

Et parce que les clients d’Orange Bank sont les mieux placés pour mesurer ce qu’il leur est nécessaire et imaginer ce qu’ils aimeraient découvrir, leurs retours sont pris en compte pour faire évoluer et perfectionner notre service. C’est ça la culture de l’innovation ouverte !

« La culture de l’innovation ouverte ! » : on peut difficilement faire bla-bla plus clinquant et vide de sens. C’est la propagande boursière qui se poursuit d’ailleurs sur le site de la banque (www.orangebank.fr) où des photos de nunuches pleines de dents blanches se mélangent avec une population de jeunes souriants et heureux, illustrant la diversité et l’autosatisfaction, vantent les mérites de « la banque mobile » en alliant tous les poncifs possible en matière de publicité gnangnan et peu imaginative.

Orange Bank offre sans doute des innovations technologiques et commerciales à ses clients ; il est peu probable que son chef gagne un jour le prix Nobel de l’innovation de la réclame. Souhaitons quand même un avenir heureux à cette nouvelle banque en espérant qu’elle vienne un peu secouer le cocotier du secteur financier dont tomberont sans doute quelques branches mortes !

La force de l’habitude


C’est maintenant devenu une habitude à chaque attentat islamiste sur le sol français, comme un réflexe pavlovien, Laurent Wauquiez annone la même petite musique sur son compte twitter et les plateaux télévisés, jugeant que le gouvernement, quel qu’il soit d’ailleurs, sous la présidence Macron comme celle de Hollande, ne fait rien et laisse massacrer les citoyens français du fait de son laxisme et bla-bla-bla et bla-bla-bla.

On ne peut pas complètement exclure que les dirigeants actuels et passés soient incompétents, que les différentes forces publiques actuelles et passées soient inactives, voir que l’idéologie qui anime les uns et les autres les poussent à laisser commettre des actes de terreur. On ne peut pas complètement l’exclure mais on peut aussi penser plus raisonnablement que beaucoup est fait pour limiter les dégâts : hausse significative des dépenses de sécurité, renforcement considérable des pouvoirs transférés de la justice vers l’administration, etc., et que des résultats tangibles sont atteints même si des meurtres continuent d’être commis au nom de Dieu.

Rappelons que le parti présidé par M. Wauquiez a majoritairement voté contre la loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » adoptée en octobre 2017. Sur un groupe de 100 députés : 5 ont voté contre, 9 se sont abstenus et 84 ont voté contre.

Le résultat du vote : http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/138

Cette loi a fait passer dans le droit commun toute une série d’exceptions prévues dans l’état d’urgence. Les Républicains voulaient au contraire renforcer l’état d’urgence et le conserver. Du coup, à défaut d’être efficace à l’assemblée nationale Laurent Wauquiez dégoise sur Twitter plutôt que de voter les lois.

Attaque terroriste religieuse à Liège

Un extrémiste islamiste tue ce 29 mai trois personnes, dont deux policières, à Liège en Belgique. Il apparaît qu’il en assassiné une quatrième le matin même, un ancien codétenu retrouvé mort chez lui. L’assaillant est un citoyen belge, repris de justice pour trafic de drogue, et converti à l’islam. Le groupe Etat islamique a revendiqué ce nouvel attentat.

La Turquie impérieuse

L’hebdomadaire Le Point fait sa une sur la Turquie en affichant en page de couverture une photo de son président sous le gros titre : « Le Dictateur – Jusqu’où ira Erdogan ? ». Des manifestants turcs résidents en France, dont on ne sait pas s’ils ont également la nationalité française, forcent des kiosquiers à retirer l’affiche de la une du Point de leurs kiosques. La rédaction du journal explique être victime d’une campagne de « harcèlement, insultes, injures antisémites ». Les affiches sont remises en place après intervention des autorités françaises.

Cette situation n’est pas véritablement étonnante ni même vraiment inquiétante, mais elle est symptomatique de l’avènement de pratiques propres à ces nouvelles entités appelées parfois « démocratures », alliant démocratie et dictature. Qu’elles soient d’inspiration religieuse comme la Turquie, ou d’obédience plus humaine basée sur la simple volonté de puissance et d’impérialisme comme la Russie, ces nouveaux Etats cherchent à s’imposer au reste du monde non seulement militairement quand ils le peuvent, mais aussi par leurs idées et leurs façons de vivre.

Ainsi nous voyons des soutiens d’un président turc intervenir violemment à l’étranger contre la liberté d’expression propre à ce pays, la Russie perturber des processus électoraux dans des pays occidentaux pour tenter d’y faire élire des candidats de leurs choix, généralement ceux susceptibles d’amener le chaos dans leurs pays une fois élus (Le Pen en France, Trump aux Etats-Unis) et favoriser l’émergence de la puissance de leurs parrains. A l’extrême, des mouvements terroristes actuels inspirés par des courants religieux moyen-orientaux cherchent aussi à modifier profondément les modes de vie en semant le chaos dans leurs pays cibles, occidentaux souvent mais pas toujours.

Le concept « d’agit-prop » (agitation et propagande) n’est pas vraiment nouveau et les occidentaux n’ont pas été les derniers à le développer. La radio américaine Voice of America a pendant des années diffusé sa propagande vers les pays du bloc soviétique pour les convaincre d’abandonner Moscou, la France postcoloniale n’a pas lésiné sur les moyens durant des décennies pour faire prospérer la Françafrique après des indépendances données à ses anciennes colonies. Durant la période coloniale, l’Eglise catholique a aussi puissamment œuvré pour convertir, parfois de force, des populations de va-nu-pieds.

Non, ce qui est nouveau c’est que cette « agit-prop » déroule ses effets perturbateurs désormais au cœur des démocraties occidentales et, qui plus est, menée par les va-nu-pieds d’antan. C’est la réponse du berger à la bergère. Elle caractérise la perte de puissance et d’influence des démocraties occidentales, accentuée en interne par la baisse de moral de leurs populations.

Que l’on se rassure, tout n’est pas perdu pour l’Occident et son mode de vie et de liberté continue à attirer comme un aimant, la vague actuelle des migrants le démontre jusqu’à l’absurde. Même la Turquie met au premier plan de ses préoccupations politiques l’assouplissement dans la délivrance des visas européens à des citoyens turcs. Il y aurait a priori plus de demandes pour entrer en Europe depuis la Turquie que l’inverse. Il faut laisser passer ces caprices de gamins mal élevés, ces comportements passeront sans doute à la Turquie avant que la France ne s’en fatigue. Ce pays a probablement eu plus à souffrir des temps de sa puissance que de ceux de son ouverture à l’Occident. Il aura plus à regretter de sa « démocrature » que de la démocratie. Son peuple s’en rendra bien compte un jour et reviendra à de meilleurs sentiments.

C’est parti pour deux mois d’abrutissement


Les citoyens français démarrent une période de deux mois qui vont être envahis par le fouteballe jusqu’au terme du championnat du monde qui va se dérouler en Russie. Les festivités ont démarré avec une finale d’on ne sait plus de quelle énième compétition de fouteux-surpayés et qui a été perdue par des marseillais face à plus fort qu’eux.

Mais le pire reste à venir avec la compétition russe dans laquelle la France est engagée. Le simple énoncé de la liste des joueurs-surpayés-et-mal-coiffés qui ont été sélectionnés a déclenché une avalanche d’émissions spéciales, de psychodrames, de répliques stupides. Même le porte-parole du gouvernement, payé par les contribuables pour travailler sur ses dossiers, s’est cru autorisé à consacrer quelques minutes de son temps de travail pour commenter la réaction d’un joueur-crétin-et-surpayé qui a fait une crise d’égo et refusé sa sélection car la place qui lui était proposée n’était pas à la hauteur de ses ambitions.

On peut espérer que la France soit rapidement éliminée de cette compétition de pousseurs de baballe, mais même si cette hypothèse optimiste se réalise la France entière va arrêter de vivre deux semaines durant pour suivre ces jeux du stade qui font progressivement fondre les neurones de leurs amateurs.

Avantage collatérale pour le Royaume-Uni : compte tenu du froid diplomatique entre Londres et Moscou suit à la tentative d’assassinat chimique d’un agent-double russe sur le territoire britannique, les membres de la couronne ont informé qu’ils n’assisteraient à aucun match de cette compétition de stupides mal coiffés.

Attaque terroriste religieuse à Strasbourg

Un extrémiste islamiste tue ce 12 mai une personne à Strasbourg et en blesse trois autres avant d’être tué par une patrouille de police. Le groupe terroriste religieux Etat islamique revendique l’attaque. L’assaillant est un citoyen français ayant obtenu sa naturalisation après que sa famille ait émigré de Tchétchénie.

Le président tchétchène, un forban de première catégorie à la sinistre réputation, déclare que la France est responsable de cette attaque puisque le terroriste y a grandit.

Quelques rappels du droit de propriété


Une petite troupe de syndicalistes grévistes de la SNCF tente de pénétrer de force dans la gare Montparnasse pour communiquer avec les clients. Les forces de police l’en empêche et il y a un peu d’animation, fumigènes et coup de pieds dans quelques derrières grévistes. Le soir, sur les plateaux télévisés, l’un des syndicalistes, couvert de tatouages et vêtu d’un T-Shirt « AC/DC », se scandalise de cette offense en clamant : « la gare Montparnasse c’est chez nous » !

Il n’y eut personne pour rappeler à ce représentant que les propriétaires de la SNCF sont les contribuables qui détiennent la société, représentés par l’Etat, et ce d’autant plus qu’ils s’apprêtent à payer environ 50 milliards d’euros que la compagnie, insolvable, ne peut pas rembourser. Les contribuables sont donc chez eux dans la gare Montparnasse et les salariés de la compagnie sont leurs employés. Il serait bon de rappeler ces quelques principes de comptabilité publique à qui de droit.

Capacité de nuisance comorienne

Le ministre des affaires étrangères a répondu aujourd’hui à une question d’un parlementaire l’interrogeant sur des rumeurs de dîners en villes laissant penser que la République se préparerait à modifier le statut départemental de Mayotte pour tenter d’endiguer le flot irrépressible des migrants illégaux en provenance des îles des Comores. Une telle orientation aurait pour avantage de déférer à plusieurs recommandations de l’ONU demandant à la France d’accélérer le processus de négociation avec le Gouvernement comorien en vue de rendre rapidement effectif le retour de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien. Elle aurait par ailleurs comme résultat de mettre fin à la fiction de ce statut de département français qui n’a pas fini de faire souffrir.

Le ministre a expliqué également que l’Union des Comores refusait désormais de réadmettre ses citoyens, illégalement émigrés à Mayotte, département de la République française, et expulsés du territoire français. Cette situation montre par l’absurde qu’il n’est pas toujours facile d’expulser des personnes résidant illégalement en France, malgré les grandes envolées des conseilleurs conservateurs Macron-Le Pen et assimilés. Lorsque le pays d’origine ne veut pas reprendre ses ressortissants il est difficile de lui imposer. On se souvient des fameux « charters Pasqua », en 1986, du nom du ministère de l’intérieur du même nom qui dans un premier temps a fait rentrer les expulsés par des compagnies régulières, puis, lorsque celles-ci ne l’ont plus voulu car cela nuisait au confort de leurs passagers réguliers, sur ces compagnies charters avec des avions complets affrétés pour ce faire, puis, lorsqu’à leur tour les compagnies charter ont décliné, sur des avions de la République avant que l’un d’entre eux ne soit pris d’assaut et sérieusement endommagé par des citoyens maliens sans doute largement téléguidés par leurs dirigeants. Comme le ministre Pasqua n’a pas envisagé de parachuter les expulsés, ces expulsions ont été arrêtées et une négociation ouverte avec le gouvernement malien pour trouver une solution consensuelle.

Dans le cas des Comores, la France vient de décider de stopper la délivrance de visas aux citoyens comoriens voulant se rendre en France. C’est sans doute une façon de montrer ses muscles pour démarrer une négociation mais il ne va pas être facile de trouver un terrain d’entente, pourtant les deux parties auraient intérêt à rendre Mayotte à l’Union des Comores, sauf… les mahorais.

Madame la Députée,
J’ai déjà eu l’occasion de dire dans cet hémicycle que la rumeur sur la communauté d’archipels des Comores était sans fondement. Je vous le redis ici une nouvelle fois, très solennellement. Je regrette qu’un certain nombre d’acteurs continuent de répéter ces rumeurs par voie de presse. Nous ne transigerons pas sur le statut de Mayotte au sein de la République française, je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, je vous le redis.
Nous avons aussi été amenés à condamner ici et publiquement les mesures qui ont été prises par les Comores le 21 mars dernier pour interdire les reconduites de Comoriens entrés illégalement à Mayotte. Ces pratiques sont inacceptables.
Face au blocage que nous avons pu constater sur la réadmission depuis le 21 mars et face à la poursuite des arrivées de migrants irréguliers à Mayotte, nous avons décidé de suspendre la délivrance des visas demandés par les Comoriens vers la France depuis le 4 mai dernier, jusqu’à nouvel ordre.
Ceci n’empêche pas le dialogue et la discussion avec les autorités comoriennes – que je poursuis moi-même directement – afin que ce dialogue permette de lutter conjointement et efficacement contre les filières d’immigration illégale, et que nous puissions aboutir à des actions concrètes de développement aux Comores.
J’espère que la confiance et le dialogue que nous souhaitons permettront d’aboutir à ces résultats le plus rapidement possible.
Sachez que nous ne transigerons pas sur le statut de Mayotte au sein de la République française.

Lire aussi : Mayotte à la dérive

Décadence à Air France

A l’issue d’un énième mouvement social chez Air France et de x jours de grève, le pédégé de la compagnie aérienne Air France-KLM (détenue à hauteur de 14,30% par les contribuables français) a organisé un référendum interne, la dernière mode en matière de gestion participative, sur la politique salariale proposée pour cette entreprise versus celle exigée par les syndicats. Le garçon a mis sa démission en balance, tel MonGénéral en 1969 lors du référendum sur la régionalisation.

Les résultats sont tombés, et le personnel a dit non à son pédégé qui, du coup, démissionne. Le personnel continue ses grèves, la compagnie aggrave ses pertes, les passagers réservent sur d’autres compagnies, et la lassitude gagne tous les acteurs de cette tragi-comédie qui dure depuis des décennies, le plus souvent au frais des contribuables français qui ont dû sauver cette société de la faillite à plusieurs reprises, sans qu’on leur demande leur avis bien entendu. La compagnie aérienne a été en partie privatisée il y a quelques années, mais pas complètement ce qui rassure sans doute son personnel comme ses dirigeants qui se disent : « de toutes façons, les contribuables paieront toujours le prix de nos bêtises ». Et comme une bande d’enfants gâtés ils continuent consciencieusement à tondre le mouton qui leur sert d’employeur. Mais la laine se fait rare sur le dos de la bête de plus en plus maigrichonne et pelée.

Le ministre français des finances a déclaré :

« On se trompe si on pense que l’Etat [c’est-à-dire les contribuables NDLT] épongera les pertes d’un groupe qui ne réalise pas les efforts pour se mettre au niveau de compétitivité des compagnies aériennes concurrentes en Europe et dans le monde. »

Espérons qu’il tienne ses promesses ! Cette espèce de gestion triparties syndicats/ direction/ Etat a montré ses limites pour cette compagnie aérienne à la traîne des autres. Il ne faut pas s’interdire d’envisager sa privatisation complète même si cela doit entraîner sa disparition en tant qu’Air France-KLM. L’essentiel est que les résidents français puissent continuer à bénéficier de services de transport aérien pour se déplacer à travers la planète. Si Air France-KLM était rachetée par une autre compagnie, il est plus que probable que l’acquéreur continuerait à servir le marché français de 65 millions de citoyens, simplement il le ferait avec des méthodes de gestion purement privée, meilleur gage d’efficacité en la matière.

Les malheureux néerlandais de KLM doivent se mordre les doigts tous les matins de s’être alliés capitalistiquement en 2004 avec ce mouton-noir du transport aérien européen.

Nombre de compagnies aériennes plus ou moins nationales ont été absorbées ou liquidées aux Etats-Unis, en Suisse, en Allemagne, et que l’on sache les citoyens de ces pays continuent à prendre l’avion. Il faut en finir avec le feuilleton Air France à la tête de laquelle se succèdent énarques et grand commis d’Etat sans arriver à la faire tourner de façon harmonieuse et profitable.

Des forbans indécents


Jean-Clause Mailly, 65 ans, était chef du syndicat Force Ouvrière (FO) jusqu’à hier. Cette institution à tendance trotskyste a été créée après la deuxième guerre mondiale avec des financements américains qui voulaient ériger des contre-pouvoirs face à la CGT de conviction stalinienne à l’époque. Dans l’histoire plus récente, FO s’est rendue célèbre du temps de son ancien chef, Marc Blondel, qui faisait payer son chauffeur par à un emploi fictif de… la mairie de Paris alors dirigée par les conservateurs Jacques Chirac et Alain Juppé qui ont été condamnés pour ça. M. Mailly a fait son boulot de chef-syndicaliste durant une dizaine d’années et s’est retiré hier. Son successeur a commencé son mandat avec un discours dans lequel il écorche la modération de son prédécesseur. Dans l’heure qui suit Jean-Claude Mailly diffusa son tweet vengeur.

Cet évènement en soi n’a guère d’importance et M. Mailly comme son successeur disparaîtront rapidement dans les poubelles de l’Histoire, mais on reste toujours surpris par l’ego surdimensionné de ces personnages qui se croient essentiels, veulent défendre leur œuvre par des plaidoyers pro domo qui n’intéressent pas grand monde. On en voit qui écrivent des livres d’autojustification, nous font perdre notre temps sur les plateaux télévisés pour défendre leurs œuvres et tenter de faire croire qu’ils furent innovants et révolutionnaires, mais surtout qu’ils ont défendus l’intérêt de leurs adhérents avant leurs petites affaires idéologiques.

M. Mailly aurait été plus inspiré de laisser le temps faire son œuvre qui seul permettra de trancher quelle ligne syndicale sera la plus efficace au regard des objectifs. Les injures sur les médias à l’encontre de son successeur relèvent du règlement de comptes clanique franchouillard et n’est pas à la hauteur de la fonction de chef d’une centrale syndicale. Jean-Claude Mailly n’est plus en poste, le mieux qu’il ait à faire est de se taire et de passer à autre chose. Il se dit d’ailleurs qu’il serait nommé au Comité économique et social européen, un machin communautaire qui réunit les représentants des organisations patronales et syndicales de l’Union européenne. Il a décidément du mal à raccrocher ce garçon.

Les ambiguïtés de la double nationalité

Un ancien premier ministre français, Manuel Valls, amateur de doubles pages plutôt mièvres dans Paris-Match, né espagnol puis naturalisé français dans sa jeunesse, vient de marquer son intérêt pour candidater à la mairie de Barcelone. Cette ville est toujours espagnole à ce jour et même si elle devait un jour être la capitale d’un Etat catalan indépendant ne serait pas française pour autant.

Après avoir échoué à être nommé candidat socialiste à l’élection présidentielle française de 2017, le garçon a quitté ensuite le parti socialiste et un peu compromis pour se faire élire, de justesse, sous la bannière de La République En Marche qui l’a rattrapé au passage en le sauvant de la perdition politique. Elu député français, donc pour une durée de cinq années soit jusqu’à mi-2022, le voilà qui veut se présenter à l’élection à la mairie espagnole de Barcelone en mai 2019 comme il en informait un média hispanique il y a quelques jours. S’il confirmait cette volonté, M. Valls devrait démissionner du parlement français au milieu de son mandat pour assurer une campagne, si ne n’est un mandat, dans un pays étranger.

On est là au cœur de l’ambiguïté du concept de double-nationalité ! On ne peut s’empêcher de se demander pour qui roule Manuel Valls et comment il pourrait passer d’un poste au service de la République française élu par des citoyens français à celui au service d’une grande ville espagnole élu par ses habitants ? On connaît le mercenariat au sein des vedettes du CAC40, c’est moins courant dans les fonctions électives de pays différents. C’est étrange, au mieux maladroit, au pire cynique. Si par malheur il y avait une guerre entre la France et l’Espagne, quel camp choisirait Manuel Valls ? On ne sait pas, et c’est là le problème.

Non, cette notion de double nationalité ne tient pas la rampe et l’on comprend pourquoi certains Etats ne la reconnaissent pas. Vouloir garder au même moment un pied en Espagne et un autre en France donne l’impression que l’impétrant veut garder deux fers au feu pour se donner au plus offrant. Cette intention binationale affichée par Manuel Valls est inopportune, elle continue décrédibiliser un ancien premier ministre français qui n’a pourtant pas démérité lorsqu’il était aux affaires. Il aurait été plus avisé qu’il fasse preuve à l’égard de la République française de la même loyauté qu’il manifesta pour François Hollande !

Confusion autour d’un aéroport


On se souvient que la République a décidé de ne pas construire un nouvel aéroport dans la zone nantaise dite de « Notre-Dame-des-Landes », rebaptisée « Zone à Défendre – ZAD » et « occupée » par un micmac improbable d’écologistes, d’activistes, de libertaires et d’agriculteurs. Et cela dure depuis plusieurs décennies. Tout ce petit monde a pris possession de la zone, construit des habitations de bric et de broc, coupé les routes d’accès pour avoir la paix et vit dans une espèce de collectivité soixante-huitarde affichant de fermes convictions contre l’Etat, ses règles et son autorité. A ce titre ils bloquèrent des années durant le démarrage du chantier de construction d’un aéroport dont la nécessité était d’ailleurs contestée bien au-delà de la « ZAD ».

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Après quarante années d’indécision, un gouvernement décide en janvier dernier de ne pas construire cette infrastructure. On pensait donc que les « zadistes » allaient du coup rendre les terres occupées à leurs légitimes propriétaires, nous les citoyens puisque ces terres ont été rachetées par l’Etat en préparation des travaux. Il n’en est rien et les occupants veulent rester pour y mener des « projets solidaires et communautaires » le tout accompagné d’une logorrhée anarcho-révolutionnaire disponible sur le site https://zad.nadir.org/.

Depuis huit jours la force publique essaye de déloger les occupants de la ZAD qui se défendent plutôt violement, refusant la légalité et la fin de leur combat qu’ils ont d’ailleurs plutôt gagné car cet aéroport contre la construction duquel ils luttaient ne sera pas réalisé, au moins pour le moment.

Dans un souci d’apaisement les autorités publiques ont proposé aux « zadistes » voulant poursuivre un projet agricole mené sur place pouvait déposer un dossier nominatif pour ce faire. Las, nombre de « zadistes » refusent l’aspect individuel dudit dossier, leur préférant un dossier collectif, ce que ne prévoient pas les règles établies. Alors ils continuent à se battre, au sens littéral du terme, contre les forces de gendarmerie chargées de les déloger. Ces dernières craignant sans doute plus que tout de laisser un ou des morts dans les combats agissent avec une relative modération contre des activistes au fait des techniques de guérilla urbaine. A peine sont-ils chassés d’une place qu’ils y reviennent aussitôt la nuit tombée pour réinvestir le lieu avec des constructions hétéroclites que les gendarmes reviendront détruire le lendemain.

C’est un jeu dangereux et c’est surtout le syndrome français de perte de la notion de l’intérêt général en faveur d’intérêts particuliers. Une communauté minoritaire refuse les règles de la majorité et exerce sa capacité de nuisance à l’encontre de ses concitoyens. Les démocraties sont faibles face à ce genre de comportements quand ils sont à la limite de la légalité et la violence. Cela se passe dans la ZAD et dans bien d’autres domaines.

Lorsque le groupe d’extrême gauche Action Directe assassine des patrons dans les années 70, l’Etat n’hésite pas à employer la manière forte pour réduire la rébellion. Lorsque des libertaires chevelus balancent quelques boulons contre des gendarmes dans un marécage de province, le principe de proportionnalité de la réponse s’impose et l’opération de retour à la légalité s’embourbe comme actuellement.

Le comportement des « zadistes » est égoïste et illégal. Ils ont la chance de vivre dans une démocratie qui respecte leurs droits et supporte leurs caprices. Il serait élégant qu’ils encaissent l’atteinte de leur objectif de l’abandon d’un nouvel aéroport à Nantes et rendent les terrains aux contribuables qui les possèdent, ou alors qu’ils les achètent et y résident et y travaillent de façon apaisée.

Universités « ouvertes »

On ne dit plus (comme Marine Le Pen) : « une université bloquée par les bolchos », mais une université ouverte « pour construire une vie politique alternative et plus démocratique au service de nos luttes que tout dans l’université contribue d’ordinaire à masquer, voire à réprimer » comme sur le site web Révolution Permanente (http://www.revolutionpermanente.fr/) qui se revendique comme le Courant Communiste Révolutionnaire du NPA.

On reconnaît ici toute la subtilité du débat politique franchouillard.