Décorations et décadence

Les joueurs français de fouteballe (ainsi que leur entraîneur et quelques notables de ce sport) qui ont gagné le dernier championnat du monde de foute sont faits chevaliers de la légion d’honneur pour « services exceptionnels nettement caractérisés ». En plus des fouteux susmentionnés, la promotion du 1er janvier comporte 402 noms dont nombre de gens qui n’ont rien à y faire : des présentateurs télé (Stéphane Bern), des acteurs (Nathalie Baye…), des écrivains, des banquiers… Heureusement, il y a aussi des citoyens, policiers et pompiers, qui ont servi la Patrie et qui viennent relever le niveau de cette promotion plus mondaine que méritante.

Le site internet de la légion d’honneur précise que la Légion d’Honneur est censée être « …la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde. Depuis deux siècles, elle est remise au nom du Chef de l’Etat pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité. »

PROMOTION SPÉCIALE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2018 EN RUSSIE / ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR : Décret du 31 décembre 2018 portant promotion et nomination NOR : PRER1835394D Par décret du Président de la République en date du 31 décembre 2018, pris sur le rapport du Premier ministre et de la ministre des sports et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d’honneur, vu la déclaration du conseil de l’ordre portant que les présentes promotions et nominations sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, notamment de l’article R. 27 du code de la Légion d’honneur, de la Médaille militaire et de l’ordre national du Mérite, le conseil des ministres entendu, sont promus ou nommés, pour prendre rang à compter de la date de réception dans leur grade… La suite sur : http://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/20190101_foot.pdf)

Le syndrome français

On le sait, la France est perturbée depuis deux mois par des émeutes initiées à l’occasion de l’application d’une hausse de taxes sur les carburants afin de rendre plus chers les modes de déplacement moins « écologiques ». Au vu du niveau d’énervement des manifestants, du nombre de morts (par accident sur les barrages) et blessés et des destructions significatives, la République dans un premier temps a mis en place des « mesures d’accompagnement » consistant à compenser une partie de ces augmentations de taxes pour les plus défavorisés.

Les émeutes continuant à enflammer la France et très sérieusement perturber son économie, l’Etat a finalement décidé d’annuler ces hausses de taxes et d’ajouter à ce recul d’autres mesures financières destinées à améliorer le sort des plus défavorisés. L’ensemble coutera une dizaine de milliards en 2019 aux contribuables.

L’augmentation des taxes ayant généré les troubles étant annulée, ces « mesures d’accompagnement » auraient également dues être annulées. Mais nous sommes en France et face à la pression, le gouvernement a dû les maintenir après avoir tenté vainement de les reprendre. Les contribuables vont donc payer pour compenser une hausse des taxes qui n’existe plus.

C’est Noël et c’est ainsi que le budget de la République est déficitaire depuis 45 ans.

Les cordons de la bourse

Comme c’était à prévoir, après avoir accepté de débourser 10 milliards d’euros pour répondre aux revendications des émeutiers qui perturbent la France depuis plus d’un mois, le bureau des pleurs et des lamentations n’arrive pas à refermer ses portes et se succèdent désormais à son guichet toutes les corporations qui ont quelque chose à demander. Les forces de sécurité ont déjà commencé depuis hier et à n’en pas douter d’autres attendent déjà à la porte : les infirmières, les enseignants, d’autres catégories de fonctionnaires, la liste sera longue !

Les policiers ne sont doute pas les moins méritants mais on pourra sans doute en dire autant de nombre de corporations. Il va être difficile de renouer les cordons de la bourse et il très peu probable que ces dépenses publiques non anticipées puissent être compensées par une baisse équivalente d’autres dépenses. La République est donc repartie dans un cycle de dépenses publiques et de dettes. Comment reprendre le contrôle des choses ?

Chapeau bas pour le premier ministre britannique !

Theresa May, premier ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, mène un valeureux combat, avec courage et abnégation, face à une classe politique en déliquescence devant le mur d’incertitudes qui se dresse en vue de l’échéance du 30 mars 2019, date à laquelle le divorce de ce pays avec l’Union européenne, le « Brexit », doit être scellé.

Alors qu’elle était à l’origine opposée à l’organisation du référendum qui posa il y a deux ans la question aux britanniques de savoir s’ils voulaient ou non rester dans l’Union, elle a été chargée par son parti de mettre en œuvre la réponse négative à la question référendaire. Elle mène ce projet alors que tous ceux qui avaient soutenu le Brexit, sans aucun programme précis tant ils n’avaient pas anticipé la volonté populaire, se sont débinés dans un bel ensemble la laissant à peu près seule pour gérer les contradictions politiques flagrantes de ce processus : on veut à la fois quitter l’Union mais garder l’accès au marché communautaire, à la fois rétablir les frontières mais surtout pas entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Dans la tourmente Mme. May a réussi à négocier un accord de sortie avec les 27 pays de l’Union mais celui-ci mécontente à peu près tout le monde : les partisans du Brexit qui le trouvent trop mou et les opposants qui le trouvent trop dur. Une ribambelle de ministres a démissionné et la majorité de gouvernement s’effrite. Le Parlement se divise et a priori refuse d’adopter cet accord en l’état, bien qu’il ne se soit pas encore formellement prononcé. Le temps courre et l’échéance se rapproche !

D’autres auraient jeté l’éponge depuis bien longtemps dans cette affaire où il n’y a que des coups à prendre. Pas Mme. May qui applique l’instruction du peuple britannique en refusant d’ailleurs l’idée même d’un deuxième référendum qui ne ferait qu’apporter de la confusion et remettre potentiellement en cause la décision souveraine du peuple qui a décidé de quitter l’Union européenne. Elle dit fièrement depuis le début des négociations « Brexit means brexit ». On ne saurait être plus claire et elle tenta de négocier quelque chose qui lui paraissait dans l’intérêt supérieur de la nation. Le Parlement décidera in fine au nom du peuple qui l’a élu.

En réalité ce qui pèse sur toutes les parties c’est l’incertitude considérable dans laquelle tout le monde se trouve. Les marchés n’aiment pas l’incertitude, pas plus que le business ou la politique. Les seuls qui apprécient l’incertitude sont les spéculateurs car elle est annonciatrice de rendements élevés, tout aussi élevés d’ailleurs que les risques pris. Personne ne sait bien si un Brexit doux donnerait de meilleurs résultats qu’un Brexit dur, que ce soit pour le Royaume ou pour l’Union. Nous sommes dans le brouillard et le Parlement qui va voter va en fait lancer un formidable coup de dés dont tout le monde ignore l’issue. Mme. May s’est dit qu’un accord modéré et raisonné était la meilleure solution à proposer, le Parlement n’en sait rien mais doit décider, grandeur et servitudes de l’action politique, ainsi va la démocratie !

Mais au-dessus de ce débat somme toute démocratique, se révèle une dirigeante modérée qui applique ses convictions en respectant la direction décidée par ses électeurs, indiquée par ses citoyens. Alors que tous les initiateurs du processus qui mena au Brexit se sont égayés dans la nature comme un vol de perdreaux au milieu des champs, elle tient la barre. Et quand nombre de dirigeants européens surfent sur l’éphémère illusion de leur popularité, leur colonne vertébrale ramollie pour s’avachir plus rapidement devant leurs renoncements, Theresa May se bat pour l’intérêt général comme la future reine Elisabeth arpentait les rues de Londres bombardées en 1940 par les allemands pour soigner les blessés de son peuple.

L’Histoire reconnaîtra ceux qui ont agit pour le bien général qu’elle distinguera des forbans à la recherche de leur gloriole.

L’emploi fictif de Pénélope Fillon confirmé par l’employeur et la justice

Comme c’était annoncé, l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharière, « ami » de la famille Fillon a reconnu que l’emploi qu’il avait offert à Mme. Fillon au sein de la Revue des deux mondes dont il est propriétaire était un emploi de complaisance. Il a utilisé la procédure française de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) ce qui lui permit d’amoindrir sa peine. Il a été condamné à huit mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 375 000 EUR pour abus de bien sociaux.

La famille Fillon reste encore sous le coup de différentes mises en examen dans d’autres affaires toutes sorties à l’occasion de l’élection présidentielle de 2017 et qui avaient montré le rapport très particulier qu’entretenait le candidat avec l’argent.

François Fillon est maintenant reconverti dans les affaires financières privées et quand il voit les émeutes agitant actuellement la France qu’il rêvait de gouverner, peut-être ne regrette-t-il pas trop d’avoir changé de voie, contraint et forcé ?

Honneur et tragédie !

Ossuaire de Douamont – Verdun

Il est difficile de ne pas ressentir d’émotion en parcourant les champs de bataille de la « Grande guerre » où nos anciens ont connu la mort et l’enfer pour l’une des choses les plus stupides du XXème siècle occidental : les guerres entre la France et l’Allemagne.

Aujourd’hui des sapins ont été replantés dans les cratères d’obus et le drapeau allemand flotte à côté des bannières française et européenne sur les monuments commémorant cette barbarie. L’Histoire passe ; c’est bien ainsi.

Le Centre mondial de la paix de Verdun

Installé dans un vieux palais épiscopal de Verdun à côté de la cathédrale de la ville, le Centre mondial de la paix organise des évènements sur le thème de la paix, des libertés et des droits de l’Homme. Aujourd’hui, l’exposition « Que reste-t-il de la Grande guerre ? », faisant suite à la commémoration du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, raconte les traces de cette guerre barbare si présentes dans les paysages de la région. En avançant dans des pièces un peu délabrées où les boiseries moisissent, on découvre l’intensité terrible de cette première guerre moderne mais aussi ce qu’elle déclencha en termes de progrès techniques et médicaux, le rôle des femmes qui ont fait tourner le pays pendant que les hommes se massacraient sur le front (mais elles n’obtiendront le droit de vote qu’à la fin de la guerre suivante en 1946), le sort d’un million de veuves et encore plus d’orphelins, le financement de la guerre comme celui de la reconstruction, les innombrables lettres échangées entre les familles entre le front et l’arrière…

Cette guerre fut la première à être véritablement médiatisée. Il en subsiste un patrimoine photographique et filmographique inestimable dont de nombreux extraits sont présentés ici. Grave et passionnant ! Le site du centre se termine par .eu, histoire de marquer l’importance de l’Europe pour la paix.

Le Mémorial de Verdun

« Ce Mémorial a été édifié par les survivants de Verdun, en souvenir de leurs camarades tombés dans la bataille pour que ceux qui viennent se recueillir et méditer aux lieux mêmes de leur sacrifice, comprennent l’idéal et la foi qui les ont inspirés et soutenus. »

Maurice Genevoix

Créé à l’initiative de l’écrivain Maurice Genevoix et d’autres survivants, le musée a été agrandi et modernisé entre 2013 et 2016, année où il a été réouvert pour le centenaire de la bataille de Verdun. La visite est passionnante ; basée sur les techniques muséales modernes elle nous fait comprendre les tenants et aboutissants des 300 jours de combats à Verdun et ses alentours. Et l’on revient sur les points de vue français, allemand, sur le Kaiser, l’Alsace et la Lorraine, l’économie de guerre, les techniques de combat, les généraux et maréchaux français ou allemands, l’arrivée et l’aguerrissement des troupes américaines (jusqu’à 2 millions d’hommes sous le commandement du général Pershing), les histoires de fraternisation entre combattants, les forts des environs pris et repris, les villages détruits, les débuts de l’aviation de guerre… jusqu’au jour tant attendu de l’armistice qui s’ouvre sur une Europe dévastée qui ne s’en est jamais vraiment remise !

L’ossuaire de Douaumont

Ossuaire de Douaumont – Verdun

Réunissant les restes de quelques 130 000 combattants, français et allemands, le bâtiment construit après la guerre sur une colline qui domine une vallée de croix blanches. Les ossements sont entassés au sous-sol. Au premier étage la chapelle et une immense salle du souvenir où se succèdent des plaques individuelles avec d’autres rappelant des unités combattantes et des lieux de la bataille. C’est le lieu du recueillement. Au-dessus, le sommet de la tour offre un panorama sur cet immense cimetière de croix blanches cernée des collines ondulantes de la Meuse.

Les forts de Douaumont et de Vaux

Fort de Douaumont – Verdun

Symbole de la lutte sauvage qui opposa les français aux allemands, pris et repris par les uns puis les autres, ils ont été l’objet d’un héroïsme exceptionnel de leurs défenseurs. Sortes de canonnières fixes, ils marquaient, avec d’autres, la ligne de front que les « boches » n’ont finalement jamais pu durablement franchir dans leur offensive sur Verdun. Des combats au corps à corps se sont déroulés dans les souterrains qui ont été gazés, les installations ont subi des bombardements continuels et massifs durant toute la bataille dont tous les paysages alentours portent encore les traces. Même les pigeons, seuls moyens de communication quand le téléphone fut coupé, furent héroïques. Le dernier d’entre eux a même été décoré après qu’il mourut mais porta à destination le message suivant du 4 juin 1916 en provenance de Vaux :

Nous tenons toujours mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangereuse. Il y a urgence à nous dégager. Faites-nous donner de suite communication optique par Souville qui ne répond pas à nos appels. C’est mon dernier pigeon.

Commandant Raynal

Quelques heures plus tard les survivants français se rendaient. Il se dit que les allemands rendirent les honneurs à ces soldats alors qu’ils sortaient de leur souterrain. Mais l’inverse a également été avancé. Sur le haut du fort de Douaumont, les tourelles métalliques des canons, défoncées par les obus prussiens et tournées vers l’Est subsistent, sombre symbole d’un combat que l’on espérait définitivement révolu, hélas à tort en 1918.

Les Eparges

Voici le cadre du récit de guerre de Maurice Genevoix : « Ceux de 14’ ». On se promène sur ces collines reboisées comme dans les pages de l’œuvre de Genevoix, avec fascination et désespérance devant le spectacle de cette sauvagerie européenne. Il y a le monument dédié aux mineurs du génie qui s’évertuaient à creuser sous les lignes ennemies pour y déposer et faire exploser des charges de plusieurs centaines de kilos d’explosifs qui tuaient et ensevelissaient « le boche » qui ne se gênait pas pour rendre la pareille. Il y a aussi le « point X » qui domine la plaine et représente un observatoire idéal pour l’artillerie, pris et repris par les forces en présence. On y regarde désormais un paisible paysage en pensant intensément à « Ceux de 14’ ».

La citadelle enterrée de Verdun

Cette citadelle fut le quartier général de l’armée française durant la Grande guerre. La partie haute fut construite au XVIIème siècle, renforcée par Vauban, puis complétée d’une citadelle « basse », enterrée à la fin du XIXème avec 7 kilomètres de galeries. C’est là que fut organisée la cérémonie de désignation du soldat inconnu qui repose depuis 1920 à Paris sous l’Arc de triomphe. Le caporal Thin fut chargé de déposer un bouquet de fleurs sur le cercueil qu’il choisit, le sixième des sept présents en l’occurrence :

Il me vint une pensée simple : j’appartiens au 6e corps. En additionnant les chiffres de mon régiment, le 132e, c’est également le chiffre 6 que je retiens. La décision est prise : ce sera le 6e cercueil que je rencontrerai. »

Auguste Thin

La visite de la citadelle se déroule sur des chariots sans chauffeur qui cheminent dans une partie seulement des galeries et marquent des poses devant des scènes reconstituées en hologramme.

La voie sacrée nationale

C’est la dernière étape pour aller reprendre son train à la gare TGV Meuse, suivre une partie de cette route stratégique reliant Bar-le-Duc à Verdun, qui fut utilisée la guerre durant pour nourrir la bête guerrière en hommes et munitions. Entretenue jours et nuits par une noria de sapeurs du Génie, protégée par la force aérienne, elle a vu défiler des centaines de milliers de soldats et autant de tonnes de matériel de ravitaillement. C’était l’artère vitale à maintenir ouverte, elle le resta jusqu’à la victoire.

Eh oui…

Le président de la République et son premier ministre semblent un peu fatigués ces derniers temps. Il est vrai qu’ils sont soumis à rude épreuve après plus d’un mois d’émeutes hebdomadaires. Ils ont sans doute été un peu optimistes en partant bille en tête il y a dix-huit mois après leur installation pour réformer la France. L’intention est louable, la méthode connaît quelques ratés mais ni les citoyens, ni, encore moins, les partis politiques qui les représentent n’ont véritablement changé leurs (mauvaises) habitudes. Leur évolution, si elle se produit un jour prendra plusieurs générations.

En attendant, nous vivons dans un pays qui préfère financer à coups de milliards à fonds perdus des jeux sportifs (coupe du monde de rugby en 2013, jeux olympiques en 2024…) sur son territoire plutôt que de rembourser ses dettes ou d’investir dans des domaines productifs ou sociaux, une nation où une minorité agissante est capable d’imposer ses vues à la majorité, une République où depuis des siècles la grogne sociale s’éteint en distribuant l’argent du contribuable mais sans jamais le récupérer lorsque cela va mieux, où les partis politiques n’hésitent pas à se déjuger d’un plateau télévisé à l’autre, d’une élection à la suivante, juste pour occuper le terrain.

Le gouvernement d’un tel pays nécessite la prise en compte de ce terreau mouvant où l’émotion prime sur la raison. Il faut arriver à concilier l’inconciliable, c’est dans la fiche de poste d’un ministre ou d’un président, le job est difficile !

Un nouveau drame de la bêtise

La concomitance des émeutes en France avec un attentat religieux à Strasbourg provoque une recrudescence inhabituelle des théories loufoques dont Mme. Michu se laisse convaincre au Café du Commerce. Qu’on en juge : les assassinats de Strasbourg auraient été commandités par le gouvernement français pour dissiper l’attention des citoyens sur les émeutiers et leurs revendications. Les premières enquêtes en cours ne confirment pas cette hypothèse.

Encore un drame de l’abrutissement des masses attisé par le niveau du débat citoyen actuel, des tweets de Nadine Morano aux interviews des joueurs de fouteballe. Soyons optimistes, investissons dans l’éducation et l’intelligence vaincra !

Le retour des attentats religieux en France

Un voyou multirécidiviste, a priori passé du banditisme au terrorisme religieux, tire au pistolet au hasard dans les rues de Strasbourg mardi 11 décembre. On en est à trois morts à ce jour plus une dizaine de blessés dont plusieurs entre la vie et la mort. Le suspect a été tué par la police ce soir après deux jours de traque dans la ville. D’origine marocaine, né à Strasbourg, ce citoyen français s’est plongé dans l’islam comme il avait baigné dans le deal et le braquage. Ces transitions qui n’ont rien de nouveau quand on regarde le parcours des terroristes religieux ayant sévi ces dernières sur le territoire français, laisse toujours l’observateur pantois tant semblent opposés les enseignements de la religion et les buts des terroristes. En réalité ces terroristes s’inspirent du langage moyenâgeux et métaphorique des livres saints, refusant d’en moderniser l’interprétation, et retournent leurs armes contre la République qui les a élevés. Le groupe Etat islamique a revendiqué cet attentat.

Comme à chaque attentat, le sang n’était pas encore séché sur les trottoirs que les aboyeurs habituels se sont déchaînés dans l’indécence. Laurent Wauquiez fut cette fois-ci encore en tête de gondole :

Par ce genre de message félon, le chef du parti conservateur de droite laisse penser à Mme. Michu que ses dirigeants ne font rien et se contentent de regarder passer les trains. Cette hypothèse est incorrecte et il suffit tout simplement de compulser les textes des lois anti-terrorisme qui se sont succédées depuis les attentats des années 95′ pour le constater. Non seulement les textes évoluent mais les pratiques également. Outre l’engagement militaire à l’étranger de l’armée française, l’efficacité des forces de sécurité nationale s’est beaucoup renforcée. Mais le mieux est sans doute de laisser la caravane passer devant les chiens qui aboient. Wauquiez est désormais sans doute irrécupérable pour la raison.

Laurent Wauquiez soutient les émeutiers

Impayable : Laurent Wauquiez, chef de Les Républicains affirme sur un plateau télévisé qu’il n’a jamais porté de « gilet jaune », signe de ralliement des contestataires qui perturbent le fonctionnement de la République depuis plus d’un mois. Evidement une photo est rapidement ressortie des tiroirs montrant l’impétrant en… gilet jaune sur un barrage. La photo n’est pas contestée, M. Wauquiez a simplement expliqué qu’il avait oublié cet évènement.

Le contribuable va donc payer

Afin de tenter de calmer les émeutiers qui perturbent la France et cassent ce qui leur tombe sous la main, la République a décidé de plusieurs mesures qui vont venir mettre un peu de sous dans les chaumières. Le tout est évalué en première analyse à 10 milliards d’euros qui vont donc être dépensés en 2019 en plus de ce qui était prévu. On ne sait pas bien encore comment cette somme sera financée : par l’impôt, la dette ou des économies par ailleurs, la dernière hypothèse étant la moins probable même si elle devrait pouvoir être mise en œuvre, au moins partiellement.

Comme souvent, la France utilise la voie de la dépense pour résoudre une difficulté à laquelle elle est confrontée, renonçant par ailleurs à respecter ses engagements internationaux. Du coup, nombre de nos « amis » ont l’hilarité facile, on ne saurait vraiment leur en vouloir. Après la Turquie qui appelait le gouvernement français à la modération dans le traitement des émeutiers, c’est maintenant l’Italie qui se tient les côtes de rires après avoir subit les foudres françaises pour avoir annoncé un déficit budgétaire en hausse bien qu’inférieur à celui de la France, retour à l’envoyeur…

Cela étant dit, les émeutiers affichent bien entendu que ces transferts sont insuffisants mais ne précisent pas vraiment leur intention de poursuivre ou ralentir leurs actions de blocage et d’émeutes. Nous verrons samedi prochain puisque ces manifestations sont hebdomadaires depuis un mois!

De fortes attentes comptables

Les « experts de plateaux télévisés » enchaînent les prévisions vides de sens et annoncent comme parole d’évangile que le président de la République « après la réponse sécuritaire doit maintenant dégainer une solution politique » pour sortir des émeutes. En fait les contestataires n’attendent pas grand-chose de « politique » mais bien des annonces comptables : combien vont-ils avoir de sous en plus à court terme à la fin du mois dans leurs poches ! Pour ce faire il va bien falloir payer et financer ces dépenses, soit en augmentant des impôts, soit en baissant d’autres dépenses, soit en transférant les dépenses d’un poste à l’autre, soit en augmentant la dette.

C’est comme à la maison, cela n’a rien de politique mais relève plutôt de la tuyauterie budgétaire. L’exercice est difficile quand il faut sortir des émeutes et satisfaire aux équilibres financiers. Ainsi va la démocratie et… le caractère des français.

Du pain béni pour les pays autoritaires

Les émeutes françaises déclenchent une salve de commentaires réjouis de nombre de démocratie « illibérales » qui avaient subi elles-mêmes des remarques diplomatiques de la France à diverses occasions sur le respect des droits de l’Homme ou du droit de manifester. C’est évidemment du pain béni pour les dirigeants de nombre de ces pays qui  veulent nuire aux démocraties occidentales. La Turquie en tête de gondole appelle Paris à plus de « retenue » et dénonce « l’usage disproportionné de la force ». A Moscou, le ministère des affaires étrangères déclare :

« Nous appelons les autorités parisiennes à s’abstenir de tout recours excessif à la force, conformément aux principes généralement admis de l’humanisme. »

 Même Donald y va de son petit tweet vengeur :

« Je suis content de voir que mon ami @EmmanuelMacron et ceux qui protestent acceptent la conclusion à laquelle je suis parvenu depuis deux ans : l’accord de Paris est fondamentalement mauvais, car il provoque une hausse des prix de l’énergie pour les pays sérieux, tout en donnant un blanc-seing à certains des pires pollueurs. »

C’est évidemment de bonne guerre, même si assez peu élégant, mais la France récolte un peu le fruit des leçons de morale qu’elle se croit régulièrement autorisée à distribuer à travers la planète.

Le gouvernement adopte une proposition des émeutiers

Ça y est : le pouvoir s’incline devant la violence et annule les hausses de taxes sur les carburants qui ont déclenché les émeutes en cours en France. Le coût serait de 3 ou 4 milliards au titre de l’année 2019. Cette recette étant déjà prévue pour le financement des dépenses 2019, il faudra sans doute augmenter un autre impôt ou baisser les dépenses d’un montant équivalent si la République veut maintenir son déficit dans l’ordre de grandeur initialement annoncé. Le premier ministre a indiqué que cette décision se traduirait par une réduction de dépenses ce qui risque de ne pas être très populaire.

Entre temps, la liste des revendications économiques s’est considérablement accrue et le coût pour les finances publiques (et donc les prélèvements sur les contribuables) risque d’être important. Nous sommes en France et la contestation ne se résout généralement que par de la distribution d’argent public. C’est le syndrome national une nouvelle fois à déplorer. On distribue lorsque les choses vont mal et on ne sait pas reprendre lorsqu’elles s’améliorent. Nous vivons sans doute aujourd’hui une nouvelle étape de cette maladie chronique.

La catégorie des semeurs de trouble

Les commentateurs des émeutes qui agitent actuellement la France glosent sur les catégories de manifestants : il y aurait les « gilets jaunes » historiques cherchant l’abolition de la taxe sur les carburants mais étant doux comme des agneaux, des « gilets jaunes » radicalisés ne négligeant pas de balancer un pavé de temps en temps sur les forces de l’ordre et pouvant faire preuve d’un peu plus de nervosité, des casseurs, des autonomes, des identitaires, des extrémistes de droite ou de gauche, etc. etc.

Tout ce petit mondeappartient en tout état de cause à la catégorie unique des « semeurs de trouble » et si les « doux comme des agneaux » ne veulent pas être associés aux émeutiers, il leur suffit de rentrer chez eux lorsque la violence commence…

Londres a finalisé son projet de divorce

L’Union européenne et le Royaume-Uni sont convenus d’un accord de divorce sur un mode amiable après presque deux années de négociation. Cet accord semble préserver la chèvre et le chou : on prolonge un peu l’union douanière, on ne rétablit pas de frontière physique entre la République d’Irlande et le territoire d’outre-mer d’Irlande du Nord, on protège les expatriés chez les uns et chez les autres, bref on est arrivé à un juste milieu conclu entre gens intelligents et de bonne compagnie, conscients de la volonté et des intérêts des populations qu’ils représentent.

Néanmoins, le premier ministre doit maintenant faire endosser ce projet d’accord par son parlement et la partie ne semble pas gagnée tant il s’agit justement d’un accord « modéré » donc considéré comme trop ou trop peu selon qu’il soit vu par les partisans du maintien dans l’Union ou ceux voulant la quitter à n’importe quel prix. Les députés britanniques ont maintenant dans leurs mains le sort de leur pays pour les prochaines décennies ; sacré enjeu ! Alors que les politiciens de circonstance qui ont lancé le Royaume dans cette voie inconnue du référendum pour ou contre le brexit ont tous plus ou moins fui leurs responsabilités, à commencer par le premier ministre David Cameron, laissant à leurs successeurs la complète impréparation du processus de divorce, les parlementaires vont avoir le dernier mot. Le vote est programmé pour le 11 décembre, gageons que nombre d’entre eux risquent d’avoir quelques insomnies d’ici là.

Un grand moment de faux-jettonerie politicienne

Samedi dernier, les contestataires anti-taxe sur le gas-oil ont manifesté leur mécontentement à travers le pays, parfois renforcés par les habituels « casseurs » désormais inévitables dans tout rassemblement. Certaines villes ont été sérieusement secouées par ces perturbateurs. Paris notamment a vu ses beaux quartiers livrés aux combats de rue, noyés sous les gaz lacrymogènes et la fumée des incendies. Les forces de l’ordre ont fait preuve de beaucoup de sérénité face au déchaînement des sauvageons qui ont tagué partout où ils le pouvaient, y compris sur l’Arc de Triomphe, fait les zouaves devant le monument aux morts, pillé des boutiques, attaqués les colonnes de CRS en vagues successives, bref ils se sont exprimés. D’autres troubles sérieux ont eu lieu en province, « dans les territoires » comme il est désormais d’usage de le dire : préfecture incendiée à Vaux-en-Velay, affrontements divers un peu partout, blocages de circulation de ci de là. C’est un miracle qu’il n’y ait eu que des blessés. On compte toutefois plusieurs morts depuis le début de ce mouvement il y a trois semaines, mais plus par accident qu’autre chose. Le lien avec ce mouvement de contestation est malgré tout évident.

Depuis ce samedi agité c’est un festival de faux-jettoneries dans le microcosme. Avant ce samedi noir, le personnel politique d’opposition dans son ensemble avait quasiment appelé à l’émeute : Marine Le Pen avait exigé l’ouverture des Champs-Elysées aux sauvageons, Laurent Wauquiez visité un barrage routier la semaine dernière, Isabelle Balkany publié des gilets jaunes sur son compte tweeter, Jean-Luc Mélanchon crié à l’unisson des casseurs « Macron démission », on en passe et de meilleures. Cette opposition accuse maintenant le gouvernement de faiblesse face aux manifestants et chacun critique la façon dont l’ordre a été plus ou moins maintenu. Il fallait ouvrir les Champs-Elysées, ou pas, il fallait plus de policiers mobiles, ou moins, il fallait faire appel à l’armée, à moins que non, etc. etc. Chacun de ces politicards aux petits pieds s’érige en spécialiste du maintien de l’ordre sur les plateaux télévisés et y va de sa conclusion définitive sur le sujet.

Lorsque l’on voit les images des combats à Paris on imagine aisément que les autorités ont tout fait pour éviter que les opérations de maintien de l’ordre ne se traduisent par des dommages plus graves du côté des manifestants. Il y eut de nombreux blessés, dont l’un gravement après avoir pris sur la tête une grille du jardin des tuileries consciencieusement dessoudée par les émeutiers, dont l’impétrant semble-t-il, quelques mains arrachées par des grenades, mais pas de mort. Ces cassandres qui aujourd’hui, confortablement installés dans les palais de la République et rémunérés par les contribuables, critiquent l’échec du pouvoir, auraient bien entendu été les premières à monter au front pour accuser le gouvernement de disproportion dansl’usage de la force s’il y avait eu des morts. Bref, ces pratiques politiques alliant mauvaise-foi et manque de courage continuent à tirer la France vers la décadence. On les croyait en voie d’abolition avec l’arrivée en 2017 d’un pouvoir jeune et innovant, il y a encore beaucoup de progrès à faire pour ce personnel politique assis sur ses certitudes.

Sur le fond, la République fait face à des contestataires qui veulent « plus desous » et se tournent vers l’Etat pour régler ce problème, n’hésitant pas à compromettre, voire à s’allier, avec des voyous. Ce qu’ils veulent c’est que la France réussisse économiquement, vite, et que le fruit de cette réussite soit mieux réparti. Ils le font savoir bruyamment et s’opposent sur la méthode mise en œuvre aujourd’hui par les dirigeants élus il y a seulement dix-huit mois. Idéalement il aurait été préférable qu’ils manifestent dans les urnes lors des prochaines élections plutôt que dans la rue, mais ils ne peuvent pas attendre. Le programme de réformes économiques mené actuellement est destiné à résoudre leur première revendication et remettre le pays sur les rails de la croissance. Il n’est pas sûr que leur deuxième revendication, celle de l’équité, soit vraiment au programme… Les bases de celui-ci sont essentiellement libérales et la justice sociale n’a jamais été véritablement un objectif de ce modèle économique, même si des effets collatéraux positifs peuvent en ressortir pour toutes les couches de la population. Jusqu’ici l’Etat français s’est employé à exercer une redistribution sociale en prélevant l’impôt et en le reversant via des prestations sociales. L’exercice a des limites qui ont été atteintes où la population a globalement le sentiment de trop payer par rapport à ce qu’elle reçoit. C’est évidemment macro-économiquement faux puisque l’Etat étant déficitaire depuis 40 ans c’est donc bien qu’il dépense plus qu’il n’encaisse. Nous en sommes là et la revendication générale porte sur « on veut plus de prestations et moins d’impôts ». C’est un cercle vicieux qui n’est pas soluble par des slogans ni des dogmes, mais par de l’intelligence. Le temps n’est pas à la raison pour le moment. Laissons passer l’orage.

La presse adore les « gilets jaunes »

Les plateaux médiatiques adorent la contestation actuelle. D’abord car il n’y a aucune analyse à faire sinon répéter jusqu’à la nausée qu’il ne faut pas confondre les gentils « gilets jaunes » avec les méchants casseur, que le mouvement est inédit car spontané et sans représentant ou gloser sur la pluie de sondages testant le sentiment des français vis-à-vis du mouvement.

Ensuite les politicards s’affrontent sur le sujet au mépris de toute cohérence, où l’on voit la droite conservatrice parader en gilet jaune, l’extrême droite appeler à ouvrir les Champs Elysées aux manifestants, un ancien président socialiste (dont le gouvernement a fait voter la hausse actuelle des taxes sur le carburant) expliquer comment lui écoutait la contestation, Christine Boutin ou Isabelle Balkany tweeter compulsivement leur amour des « gilets jaunes ». Bref, c’est le grand guignol qui constitue le fonds de commerce d’une grande partie de la presse qui se régale.

Enfin, il y a des émeutes et la vision des voitures brûlées dans les rues des beaux quartiers parisiens déclenche une excitation pavlovienne dans l’œil de journalistes qui ne se lassent pas de montrer ces images qu’ils assortissent de leurs banalités.

En fait, comme souvent en France une minorité de citoyens utilise sa capacité de nuisance pour bloquer le pays, et une minorité dans la minorité casse les biens desdits citoyens. Ces perturbateurs se sentent investis d’une mission souveraine qui ne peut pas attendre les prochaines élections pour s’exprimer, ils investissent donc la rue et se souviennent que leurs ancêtres ont guillotiné un roi ! 

Les revendications qui circulent

Certains membres des « gilets jaunes » ont émis une liste de 41 revendications que l’on trouve ci-dessous. On ne sait pas bien si cette liste est représentative de ce que pensent tout ou partie de ces contestataires mais elle a au moins de mérite d’exister. Elle est en tout cas particulièrement représentative du mal français : on augmente les dépenses et les prestations, on baisse les impôts et les taxes pour la majorité, mais on les augmente pour les« gros ». On note aussi les mesures 18 à 21 (pas vraiment politiquement correctes) qui concernent l’immigration et expliquent notamment pourquoi un certain nombre de syndicats et partis politiques soutiennent le mouvements ans véritablement appeler à le rejoindre.

On se croirait revenu en 1968, tout le monde peut y trouver son compte sauf l’Etat qui se trouve devant une équation insoluble…

  1. Zéro SDF : URGENT.
  2. Davantage de progressivité dans l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire davantage de tranches.
  3. Smic à 1 300 euros net.
  4. Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce et davantage de parkings gratuits dans les centres-villes.
  5. Grand plan d’isolation des logements pour faire de l’écologie en faisant faire des économies aux ménages.
  6. Impôts : que les GROS (MacDo, Google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits(artisans, TPE, PME) payent petit.
  7. Même système de Sécurité sociale pour tous (y compris artisans et auto-entrepreneurs). Fin du RSI.
  8. Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. Pas de retraite à points.
  9. Fin de la hausse des taxes sur le carburant.
  10. Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.
  11. Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit aux tickets-restaurant et aux chèques-vacances.
  12. Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.
  13. Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie, c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois.
  14. Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des mêmes droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.
  15. Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.
  16. Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)
  17. Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres, mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.
  18. Que les causes des migrations forcées soient traitées.
  19. Que les demandeurs d’asile soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile.
  20. Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.
  21. Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’histoire de France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours).
  22. Salaire maximum fixé à 15 000 euros.
  23. Que des emplois soient créés pour les chômeurs.
  24. Augmentation des allocations handicapés.
  25. Limitation des loyers. Davantage de logements à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).
  26. Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)
  27. Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.
  28. L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.
  29. Le prix du gaz et de l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.
  30. Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.
  31. Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence.
  32. Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la terminale.
  33. Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.
  34. Le référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français.
  35. Retour à un mandat de 7 ans pour le président de la République. L’élection des députés deux ans après l’élection du président de la République permettait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participerait donc à faire entendre la voix du peuple.
  36. Retraite à 60 ans et, pour toutes les personnes ayant travaillé dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple), droit à la retraite à 55 ans.
  37. Un enfant de6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides Pajemploi jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.
  38. Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.
  39. Pas de prélèvement à la source.
  40. Fin des indemnités présidentielles à vi
  41. Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue. Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.

Les « gilets jaunes » : tout le monde s’y met !

Avec un bel ensemble, la classe politique française, la cuillère en avant, va se servir dans l’écuelle de la bonne soupe de la révolte populaire. On s’y bouscule même ! Croustillant : la Balkany, élue conservatrice, multi-délinquante fiscale en compagnie de son mari, maire de Levallois, enfile son gilet jaune avec délectation. Venant d’une personne qui a organisé son patrimoine pour fuir les impôts auxquels elle voulait échapper, on peut au moins se rassurer sur sa cohérence en la voyant aujourd’hui s’associer à un mouvement né d’une augmentation des taxes.

Mais au-delà, les mots manquent devant une telle indécence ; ce type de personnel politique survit à tout et continue à nuire. De génération en génération on espère qu’il ne sera pas reproductible mais hélas la République continue à traîner comme un boulet des cyniques de cette espèce qui ne se contentent pas de s’enrichir en pompant les contribuables, mais font également tout pour semer le chaos partout où ils passent. La Balkany en est l’expression la plus caricaturale mais d’autres sont tapis dans l’ombre pour prendre la suite et faire ce mal que la démocratie leur autorise à répandre.