La Syrie : source de perturbations mondiales

Les dirigeants occidentaux se rejettent le mistigri pour savoir comment « punir » le régime syrien fortement soupçonné d’utiliser des armes chimiques de terreur contre ses opposants. Le régime félon est soutenu par la moitié de sa population, la moitié des pays musulmans et la moitié du conseil de sécurité des Nations unies. On ne peut pas dire que ce pays est isolé ni que ses pratiques soient véritablement condamnées par l’opinion internationale, malgré cent mille morts et deux millions de réfugiés.

En gros il n’y a que des coups à prendre dans cette affaire ; le parlement britannique vient de voter contre une intervention et le parlement américain doit se prononcer d’ici une semaine. Les élus représentants Mme. Michu devraient logiquement rejeter l’idée d’une intervention armée, quelle qu’en soit l’ampleur.

On aurait pu penser que l’utilisation d’armes chimiques en Syrie déclenche l’émotion de la planète, ce n’est pas vraiment le cas et les copinages géopolitiques prennent le dessus sur la morale, d’autant plus que les alliés de la Syrie ont beau jeu de rappeler les bobards racontés par l’occident pour justifier des interventions multilatérales en Bosnie, Iraq ou Lybie… La Russie et la Chine (et d’autres membres non permanents du conseil de sécurité) n’aiment pas ces va-t‘en-guerre de l’Ouest qui sous prétexte d’imposer leur conception des droits de l’Homme défont les régimes. Evidemment ils craignent que cela ne leur arrive un jour.

Outre la répression actuelle (et passé) contre ses opposants, la famille Assad a trempé d’une façon plutôt active dans toutes les affaires de terrorisme international du XXème siècle. C’est peu dire que bon nombre de pays occidentaux aimeraient en finir avec ce clan.

Très probablement, cette fois-ci encore, l’occident restera l’arme au pied et l’armée syrienne continuera son travail de sape, sûre de son bon droit, utilisant les armes redoutables en sa possession, ni trop pour ne pas choquer les bonnes âmes outre mesure, ni trop peu pour être efficace. L’opposition continuera à bouffer de la vache enragée et à recevoir des armes des pays arabes la soutenant. Cela va durer encore mais probablement pas indéfiniment. On pourrait imaginer une partition du pays, pourquoi pas, si c’est un moyen d’apaiser la situation ?

Le proche et moyen orient va rester pour les années à venir une source de perturbation pour la planète, hélas. Il faudra bien qu’un jour ces gens, et leurs parrains, s’entendent !

Le chimiste

Nouveau bombardement avec des armes chimiques en Syrie, cette fois dans des quartiers de la capitale Damas. L’occident suppose que le responsable est le régime Assad au pouvoir, la Russie avance que ce sont les rebelles. Le problème est que les deux parties sont sans doute capables du pire. Techniquement on peut quand même présupposer que le régime en place a un meilleur accès aux stocks d’armes chimiques accumulé durant des années que la rébellion, mais tout est possible.

L’occident s’emberlificote entre euphémismes et subtilités sémantiques pour savoir s’il faut ou non réagir militairement face à l’utilisation de ces armes de terreurs largement utilisées en Europe durant la guerre de 1914/18. En gros il n’y a que des coups à prendre dans cette affaire où la famille Assad reste soutenue par la moitié du pays, la Russie, la Chine et l’Iran, alors que l’autre moitié est en train de se faire dévorer par les barbus et soutenir par des régimes islamiques pour le moins rigoureux et fermés. Quelle que soit la faction qui gardera ou prendra le pouvoir elle sera anti-occidentale et ce pauvre pays mettra du temps avant de revoir la lumière…

La Centrafrique à la dérive

La Centrafrique continue à s’enfoncer dans l’anarchie et la violence, en voie de somalisation disent certains, un territoire sans Etat ni autorité où l’Homme est rendu à sa vraie nature. En fait, depuis la chute de l’ubuesque empereur Bokassa en 1981 ce pays n’est qu’une succession de coups d’Etat menés par des militaires dépenaillés et avinés, les populations sont livrées au pillage et au sida, des bandes armées écument la brousse, tuent, volent et violent sans vergogne avec parfois une coloration ethnique, mais le plus souvent juste l’appât du gain et la déshumanisation complète de cette voyouterie locale. La communauté internationale et africaine lève régulièrement des forces d’interposition, aussi impuissantes qu’inefficaces. C’est… désespérant !

Le 25 juillet, l’ONU s’est fendue d’un communiqué inquiet :

25 juillet 2013 – La mission politique des Nations Unies en République centrafricaine a dit jeudi sa préoccupation devant les violations des droits de l’homme qui auraient été commises dans le pays.

Un porte-parole du Secrétaire général, Ban Ki-moon, a déclaré depuis New York que le Représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine, Babacar Gaye, avait rencontré hier des organisations non gouvernementales (ONG) qui l’ont informé de massacres de civils, de viols et d’autres violations commis de manière systématique par des soldats de la coalition Séléka.

« Elles l’ont également informé que les défenseurs des droits de l’homme avaient été ciblés et menacés par la Séléka et mentionné plusieurs tentatives de suppression des preuves d’abus, de pillage, de destruction de biens publics et de recrutement d’enfants», a affirmé le porte-parole.

Les hostilités ont éclaté en République centrafricaine en décembre 2012, lorsque la coalition rebelle Séléka a lancé une série d’attaques, pris le contrôle des principales villes du pays et avancé sur la capitale, Bangui. Les rebelles ont renversé le pouvoir de l’ancien Président François Bozizé en mars dernier.

De son côté, le Bureau intégré des Nations Unies en République centrafricaine (BINUCA) a condamné la semaine dernière les informations faisant état de multiples exécutions extrajudiciaires, accompagnées d’actes de torture et de mutilations.

Ngombet Jérôme, comptable de l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), une ONG locale, est parmi les victimes identifiées.

«Ces exécutions ont eu lieu, selon toute vraisemblance, lors de contrôles de routine dans les zones rurales et dans la ville de Bangui », a indiqué le BINUCA dans un communiqué, avant de demander l’arrêt immédiat de ces graves violations.

Dimanche prochain un nouveau président de la République, arrivé au pouvoir par les armes, prêtera serment pour une soi-disant période de transition avant de prochaines élections démocratiques. Eternel recommencement  alors que les lance-roquettes continuent à tonner dans le pays à feu et à sang depuis 40 ans. Avec la Somalie et la Centrafrique, le continent africain démontre par l’absurde à quels tragiques errements peuvent mener des pays sans Etat.

Le Mali à la dérive

Le Mali vient d’élire son nouveau président : Ibrahim Boubacar Keita (IBK). L’une des premières mesures prises a été d’élever au grade de général le capitaine Sanogo (passant d’un coup 4 ou 5 échelons), militaire putschiste qui avait démis le dernier président élu par la force des baïonnettes. C’est un peu comme si de Gaulle avait nommé Salan maréchal de France en 1962… Il a préféré le déferrer devant les tribunaux militaires qui l’ont condamné à la prison à vie pour sa participation au « putsch des généraux » et ses activités de chef de l’Organisation armée secrète (OAS) de sinistre mémoire, peine dont il sera gracié en 1968.

IBK croit se protéger en promouvant un militaire félon. Il a sans doute tort. Il ne fait que suspendre un problème qui resurgira bientôt. Comme il va désormais devoir reprendre les négociations sans fin avec les Touaregs qui tournent leur turban comme Chirac tournait sa veste, c’est-à-dire très régulièrement, il est vrai qu’un peu d’apaisement entre le pouvoir politique et son armée dépenaillée ne sera pas de trop.

En résumé, IBK doit se colleter les Touaregs dont une frange active a servi des années durant de mercenaires au régime libyen de Kadhafi, puis après la chute de celui-ci a réintégré son Sahara d’origine avec armes et bagages (surtout des armes d’ailleurs) pour s’allier au Mali avec des islamistes de rencontre et fondre sur la capitale Bamako pour y régler leurs comptes et y administrer la charia au passage. L’intervention d’une force franco-africaine ayant contrecarré leur projet, ils ont alors changé de turban pour aider cette force à déloger les islamistes des villes du nord, car entre temps leur alliance avait été rompue, ce qui n’empêche pas lesdits Touaregs, en tout cas certain d’entre eux, de continuer à demander leur indépendance pour leur territoire de sable et de cailloux. Vous avez du mal à suivre ? C’est normal, c’est une histoire touareg, et cela dure ainsi depuis des décennies. Des accords sont passés, puis rompus, trahis et re-signés, et des règlements de compte sanglants entre populations noires du sud et populations touaregs du nord viennent émailler tristement cette inconstance.

C’est l’éternel conflit entre les sédentaires et les nomades. Jusque-là ni la force ni la négociation n’ont réussi à calmer le jeu. Les haines sont rancies, les vengeances sont prêtes à exploser, l’incompréhension est totale. Voici le dossier auquel va s’atteler IBK, le moins qu’il puisse espérer est que son armée de dépenaillés reste calme pour quelques mois. C’est sans doute la raison de la promotion imméritée de Sanogo. Tout général qu’il est devenu, il ne tiendra pas longtemps ses troupes si l’Etat n’est pas capable de les payer à la fin du mois. A bon entendeur…

Assad et la mauvaise foi

Le régime El-Assad reprend du poil de la bête en Syrie, hélas, s’appuyant sur lesdivisions de l’opposition et le soutien affiché de la Russie et de l’Iran. Avec une mauvaise foi malicieuse le gouvernement syrien s’est félicité de voir l’armée égyptienne mener un coup d’Etat contre le régime des frères musulmans. De même qu’Assad s’était félicité de l’intervention française au Mali… Plus c’est gros plus ça passe ! La famille félonne des Assad prend un malin plaisir à mettre l’Occident devant ses contradictions sur le thème vous luttez contre le terrorisme islamique et moi je n’aurais pas le droit de faire de même dans mon pays !

Le monde s’espionne

Le bal des faux-culs bat son plein avec le feint étonnement des pays européens « découvrant » l’espionnage de nos ambassades par les Etats-Unis. Comme si nous ne faisions pas de même dans la mesure de nos moyens… Voilà déjà 10 ans que le programme Echelon encore dit des « grandes oreilles » et associant les pays occidentaux anglo-saxons, a été révélé. Et on feint de croire que ces antennes gigantesques photographiées au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande, en Australie ou aux Etats-Unis ne seraient tournées que vers les méchants terroristes orientaux ! Restons sérieux et rêvons pour une fois que le monde politique n’essaye pas de faire prendre à ses électeurs des vessies pour des lanternes.

Les pays, même amis, s’observent, les entreprises s’espionnent et les voisins s’épient ; ainsi va la vie, pourquoi le cacher, chacun le perçoit. Le dire et l’admettre ne bouleversera pas l’ordre du Monde !

Le massacre démocratique

Un gamin américain de 5 années et des poussières tue sa petite sœur avec la carabine que ses parents lui avaient offerte pour son anniversaire de 5 ans. Les mots manquent pour qualifier de tels errements éducatifs mais la constitution américaine maintient le droit pour tous les citoyens à s’armer, donc le massacre continuera, au moins est-il un massacre démocratique et librement consenti.

La Russie et l’homosexualité

Le président russe menace de revoir les accords bilatéraux concernant l’adoption d’enfant que la Russie a signé avec certains pays ayant légalisé le mariage homosexuel. Ce pays, ou en tout cas son président, ne souhaite pas voir ses enfants adoptés par des homosexuels. Il suffit de modifier les accords en question.

Attentat à Boston

Un attentat lors du marathon de Boston lundi dernier fait trois morts et une centaine de blessés. En quelques jours la vidéo-surveillance permet d’identifier les suspects et de les arrêter. Evidemment ces systèmes de vidéo-surveillance qui épient et archivent de plus en plus chacun de nos faits et gestes font un peu frémir pour leur coté « big brother is watching you » mais il convient toutefois d’admettre que cela fonctionne plutôt bien en matière criminelle.

Franche rigolade en Corée du Nord

Kim Jong Un

Le cinglé de Pyongyang continue à menacer la Corée du Sud et les Etats-Unis du feu nucléaire. Ce garçon d’une trentaine d’années a de qui tenir, ses père et grand-père ayant dirigé avant lui cette Corée stalinienne avec le même sens appuyé de gigantesque clownerie. On ne sait pas trop pourquoi Kim junior s’agite ainsi alors qu’il est bien installé aux commandes de son pays, sans menace réelle de son pouvoir ? La vraie question est de savoir s’il est capable de balancer la bombe qui aurait sans doute comme conséquence immédiate la destruction (nucléaire ou classique) de son pays par l’Occident.

La bourse ou la raison

Avez-vous remarqué l’incident de la semaine dernière sur le marché boursier de Wall Street ? Il est passé assez inaperçu mais s’avère révélateur des errements libéralo-démagogues dans lesquels nous sombrons avec joie et aveuglement. Un hacker-polisson s’est introduit sur le compte Tweeter de l’agence Associated Press et a diffusé un faux message Tweet annonçant deux explosions à la Maison Blanche qui avaient blessé le président des Etats-Unis.

Aussitôt diffusé, panique à Wall Street, en moins de deux minutes tout le monde se met à vendre des titres et l’indice Dow Jones perd 145 points, soit près de 1% de baisse et des milliards de valeur boursière qui s’envolent en fumée. Bien sûr ces 145 points ont été rattrapés avant la fin de la séance mais il a suffi de moins de deux minutes et d’un faux Tweet pour plonger dans le chaos.

Les traders-fraudeurs et leurs robots-hystériques n’ont bien entendu pas pris le temps de réfléchir, ils ne sont pas payés pour ça, mais ils ont déclenchés des rafales de vente dans un mouvement pavlovien, moutonnier et incohérent ; ce fut à qui fourguera le plus vite le plus gros volume d’actions. On ne sait pas trop d’ailleurs qui des traders-fraudeurs ou des robots-hystériques a tiré en premier. Il n’est pas évident qu’un robot-hystérique sache lire les messages Tweet, ou en tout cas les interpréter pour en déduire le sens des transactions, achat ou vente, à lancer. Ce qui est sûr c’est qu’ils ont agi de façon aussi stupide les uns que les autres, ce qui n’est pas une surprise fondamentale. Vérifier et analyser les informations n’est pas du ressort de ces individus ni de ces machines.

Au concours du plus crétin et inepte, on se demande qui gagnerait entre robots-hystériques et traders-fraudeurs ! Mais le plus terrifiant dans ces affaires est de voir le gigantesque pouvoir de nuisance laissé dans les mains de gamins surpayés ou de machines mal réglées.

Cerise sur le gâteau, ce seraient des hackers syriens pro-Assad qui auraient commis de ce faux Tweet, histoire de montrer à leurs ennemis américains qu’il n’y a pas que les B52 comme force de dissuasion, mais que la bêtise des marchés financiers peut également générer de la destruction massive…

Les forbans de la finance à l’œuvre

Record chez les forbans de la finance : le fonds spéculatif américain SAC Capital a accepté de payer une amende de 616 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites pour des délits d’initiés sur les résultats de tests sur des médicaments contre la maladie d’Alzheimer. Son grand patron Steve Cohen n’est pas à l’abri de poursuites à titre personnel.

La banque JP Morgan a perdu plus de 6 milliards de dollars l’an passé suite aux folies d’un trader-fraudeur. Son grand patron Jamie Dimon, a été auditionné 5 heures durant avec son top-management par le Sénat américain qui terminait ainsi une enquête de 9 mois sur cette fraude gigantesque. Le top-management dans un grand élan de courage a confirmé qu’il ne savait rien et avait été trompé par ses employés indélicats : « Ma vision de l’entreprise a été compromise par mes subordonnées » a affirmé l’une des dirigeantes. Les sénateurs américains semblent plutôt croire à une complicité générale du management qui aurait été parfaitement informé des risques pris par ses traders-fraudeurs, mais ces gens sont malins et savent se protéger. Ils arrivent bien entendu à se mettre à l’abri de poursuites judiciaires mais le plus étonnant est que dans la majorité des cas ils arrivent aussi à conserver leurs postes. Le pédégé de cette banque présente une perte de trading de 6 milliards de dollars (SIX MILLIARDS DE DOLLARS, ce n’est pas une paille) à ses actionnaires, qui relève au mieux de son incompétence au pire de sa complicité, il ne propose pas sa démission et ses actionnaires le laissent au pouvoir. En réalité, malgré cette perte, la banque a fait de confortables bénéfices et a servi du coup d’aussi confortables dividendes aux actionnaires qui manifestent leur reconnaissance du ventre.

Le FBI est train de diligenter une enquête sur cette affaire JP Morgan. Légitimement les Etats s’inquiètent de constater qu’en 2012, quatre années après la crise de 2008 qui continue de ravager les économies occidentales sur-financiarisées, de telles fraudes soient encore possible, générant leurs cortèges de risques systémiques, c’est-à-dire mettant en jeu la sécurité même des Etats.

Le bambin coréen s’énerve…

La Corée du Nord et son leader éclairé Kim Jong-un, jamais loin d’un bon mot, menace la Corée du Sud et les Etats-Unis « d’une frappe nucléaire préventive » après le vote par le conseil de sécurité de nouvelles sanctions à l’encontre de ce beau pays. Le charmant bambin Kim Jong-un se révèle largement à la hauteur de son père et grand-père.

Extraits du discours du Président des Etats-Unis sur l’état de l’Union

LA MAISON-BLANCHE
Bureau du secrétaire de presse
Le 12 février 2013

Discours du président Barack Obama sur l’état de l’Union
Capitole des États-Unis
Washington, DC

Extraits

Monsieur le président de la Chambre, Monsieur le vice-président, membres du Congrès, mes compatriotes américains :

Il y a cinquante-et-un ans, John F. Kennedy a déclaré à cette Chambre que « la Constitution fait de nous non pas des rivaux pour le pouvoir, mais des partenaires pour le progrès … C’est ma tâche à moi », a-t-il dit, « de donner un rapport sur l’état ​​de l’Union – l’améliorer, c’est la tâche de nous tous ».

Ce soir, grâce au courage et à la détermination du peuple américain, il y a beaucoup de progrès à signaler. …

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Après en avoir parlé pendant des années, nous sommes enfin prêts à contrôler notre propre avenir énergétique. … Et au cours des quatre dernières années, nos émissions de dangereuse pollution carbonée qui menace notre planète ont en fait baissé.

Mais pour le bien de nos enfants et de notre avenir, nous devons en faire davantage pour lutter contre le changement climatique. Maintenant, il est vrai qu’aucun événement à lui tout seul ne constitue une tendance. Mais le fait est que les 12 années les plus chaudes jamais enregistrées ont toutes eu lieu dans les 15 dernières années. Les vagues de chaleur, les sécheresses, les incendies de forêt, les inondations – sont toutes désormais plus fréquentes et plus intenses. Nous pouvons choisir de croire que la tempête Sandy et la sécheresse la plus grave depuis des décennies, et les pires incendies de forêt que certains États ont jamais connus étaient tout simplement une coïncidence bizarre. Ou alors nous pouvons choisir de croire au jugement accablant de la science – et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Maintenant, la bonne nouvelle c’est que nous pouvons réaliser des progrès significatifs sur cette question tout en favorisant une forte croissance économique. J’exhorte le Congrès à se réunir pour poursuivre une solution bipartite et à base de marché pour le changement climatique, comme celle sur laquelle John McCain et Joe Lieberman ont travaillé ensemble il y a quelques années. Mais si le Congrès n’agit pas rapidement pour protéger les générations futures, je le ferai moi. Je donnerai des instructions à mon Cabinet pour proposer des mesures exécutives que nous pouvons prendre, maintenant et à l’avenir, pour réduire la pollution, préparer nos communautés pour les conséquences du changement climatique, et accélérer la transition vers des sources d’énergie durables.

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Notre économie est plus forte quand nous exploitons les talents et l’ingéniosité des immigrés pleins d’efforts et d’espoir. Et en ce moment, les dirigeants des milieux des affaires, du travail, de l’application de la loi, et des communautés religieuses, conviennent tous que le temps est venu d’adopter une réforme globale de l’immigration. Il est maintenant temps de le faire.

Une véritable réforme signifie une sécurité frontalière forte, et nous pouvons nous baser sur les progrès que mon Administration a déjà faits – mettant en place davantage de personnel à la frontière sud qu’à aucun autre moment de notre histoire, et réduisant les passages clandestins à leurs niveaux les plus bas depuis 40 ans.

Une véritable réforme implique l’établissement d’une voie responsable à la citoyenneté méritée – une voie qui consiste à réussir une vérification des antécédents, à payer des impôts et une pénalité significative, à apprendre l’anglais, et à passer à l’arrière de la queue derrière les gens qui essaient de venir ici légalement.

Et une véritable réforme signifie réparer le système d’immigration légale pour réduire les délais d’attente, et attirer les entrepreneurs et ingénieurs hautement qualifiés qui aideront à créer des emplois et à faire croître notre économie.

En d’autres termes, nous savons ce que nous avons à faire. Et en ce moment même, des groupes bipartites dans les deux Chambres travaillent avec diligence pour élaborer un projet de loi, et je salue leurs efforts. Donc, nous allons y parvenir. Envoyez-moi un projet de loi de réforme globale de l’immigration dans les prochains mois, et je le signerai tout de suite et l’Amérique se portera d’autant mieux. Faisons-le. Faisons-le.

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Ce soir, nous sommes unis pour saluer les troupes et les civils qui se sacrifient chaque jour pour nous protéger. Grâce à eux, nous pouvons dire avec confiance que les États-Unis vont accomplir leur mission en Afghanistan, et atteindre notre objectif de battre le noyau d’Al-Qaïda. Déjà, nous avons rapatrié 33.000 de nos braves soldats hommes et femmes. Ce printemps, nos forces feront la transition vers un rôle de soutien, tandis que les forces de sécurité afghanes prendront la direction. Ce soir, je peux annoncer que l’année prochaine, 34.000 autres troupes américaines rentreront de l’Afghanistan. Cette réduction va se poursuivre. Et d’ici la fin de l’année prochaine, notre guerre en Afghanistan sera terminée.

Au-delà de 2014, l’engagement des États-Unis envers un Afghanistan unifié et souverain persistera, mais la nature de notre engagement va changer. Nous négocions un accord avec le gouvernement afghan qui se concentre sur deux missions : la formation et l’équipement des forces afghanes afin que le pays ne sombre pas à nouveau dans le chaos, et des efforts de lutte contre le terrorisme qui nous permettent de poursuivre ce qu’il reste d’Al-Qaïda et leurs affiliés.

Aujourd’hui, l’organisation qui nous a attaqués le 11 septembre est l’ombre de ce qu’elle était. Il est vrai que de différents affiliés d’Al-Qaïda et groupes extrémistes ont émergé – depuis la péninsule arabique jusqu’à l’Afrique. La menace que ces groupes présentent est en train d’évoluer. Mais pour répondre à cette menace, nous n’avons pas besoin d’envoyer des dizaines de milliers de nos fils et filles à l’étranger, ou d’occuper d’autres pays. À la place, nous devrons aider les pays comme le Yémen, la Libye, la Somalie à assurer leur propre sécurité, et aider les alliés qui luttent contre les terroristes, tel que nous l’avons fait au Mali. Et, le cas échéant, par le biais d’une gamme de capacités, nous allons continuer à prendre des mesures directes contre les terroristes qui présentent la plus grande menace pour les Américains.

http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/texttrans/2013/02/20130213142504.html#ixzz2KrZRXXlB

Corruption à tous les étages de l’ONU

Rappelons que le procès ouvert la semaine dernière contre Charles Pasqua et quelques hauts fonctionnaires de la République, dont l’ancien représentant français aux Nations-Unies, est l’histoire des quotas pétroliers que délivrait Saddam Hussein dans les années 1995/96 à des lobbys pro-Irak afin qu’ils œuvrent pour atténuer les sanctions prises contre l’Irak suite à son invasion du Koweit et de la guerre qui en a suivi. Il se trouve que d’anciens ministres et haut-fonctionnaires français (entre autres) auraient touché ces quotas, qu’ils ont revendus pour en encaisser le produit dans leurs cassettes personnelles. Il faut quand même le faire : entre deux guerres d’Irak, accepter des dessous de table en pétrole délivrés par l’un des pires dictateurs de la planète dont le pays est sous embargo quasi-total de la communauté internationale. Eh bien des fonctionnaires français l’auraient fait, comme la justice devrait le confirmer.

Religion, politique, terrorisme, le Mali à la dérive !

Les barbus sortent de leurs planques : un kamikaze se fait exploser à Gao samedi, un commando attaque le centre-ville ce dimanche, et pendant ce temps l’armée malienne continue à se déchirer à Bamako et à régler ses comptes entre bérets verts et bérets rouges.

On ne sait pas bien si les barbus kamikazes sont des AQMI algériens recyclés au Sahel, des Touaregs-maliens-ex-mercenaires-de-Kadhafi affiliés aux barbus AQMI, des Touaregs-indépendantistes en lutte contre le pouvoir noir de Bamako et prêts à trahir les Touaregs-maliens-ex-mercenaires-de-Kadhafi pour s’allier aux français et négocier un bout d’indépendance avec Bamako, voire même des Al Quaïda infiltrés de pays arabes… Comme les bérets rouges et verts de l’armée malienne sont en train de régler leurs comptes dans la capitale entre frères et à coups de fusil, ils n’ont pas bien le temps de s’occuper de ce problème.

Bon, la situation est compliquée, après-tout et contrairement aux affirmations lénifiantes du gouvernement français sur les « terroristes criminels » la France est en plein milieu d’une bonne petite guerre civile, teintée d’extrémisme religieux, dont il va maintenant falloir se dépêtrer avec le moins de dégâts possible.

Et n’oublions pas que Ben Laden a dit un jour à la face de l’Occident tant haï par les siens : « nous aimons la mort autant que vous aimez la vie ». On n’est pas sorti de l’auberge malienne.

Les touaregs à tous les râteliers

Les Touaregs-ex-mercenaires-de-Kadhafi, de nationalité malienne, en rébellion contre le pouvoir noir de Bamako depuis des décennies, qui se sont alliés avec des barbus de rencontre pour réclamer l’indépendance de leur désert au nord du Mali, une partie de ces ex-mercenaires donc, retourne sa veste et propose maintenant de s’allier aux forces françaises pour lutter contre les barbus, en attendant leur indépendance ?

Des règlements de comptes sont déjà en œuvre dans le pays entre Touaregs et populations noires, dont certaines sont installées au nord du Mali depuis des siècles (les Sonraïs [ou Songhais] par exemple). Les hommes politiques français qui cherchent à développer un discours lisse pour Madame Michu afin de justifier la guerre ne parlent que de « terroristes » passant sous le tapis toutes les complexités de cette région, la presse se consacre à Florence Cassez et n’a pas le temps de s’informer sur le Mali. Un bon moyen d’y comprendre quelque chose est la lecture du rapport de la cour pénale internationale (CPI) sur le Mali signé en janvier 2013.

Elections en Israël

Ah, la droite conservatrice israélienne finalement n’emporte qu’une mince majorité aux élections législatives, obligeant les extrémistes à composer avec des centristes. Serait-ce une lueur d’espoir pour un peu moins de colonisation des territoires occupés, un peu plus de dialogue entre israéliens et palestiniens et, à terme, une ambiance plus apaisée dans ce Proche-Orient à feu et à sang ? C’est hélas peu probable et cette région sauvage va sans doute encore continuer à perturber durablement le reste de la planète.

L’armée algérienne et la presse française

Les forces algériennes ont réduits les barbus preneurs d’otages dans le complexe gazier saharien. Il y a quelques dizaines de morts, otages et agresseurs. Ce fut violent et sanglant. Cela ne réussit pas à tous les coups. La France serait mal placée pour se plaindre après l’essai avorté de libération d’un otage en Somalie au début du mois, ou la mort des deux gamins au Niger il y a quelques mois, tués lors d’une autre tentative de libération.

Les journalistes se plaignent du manque d’information dont ils bénéficient de la part des autorités algériennes. Mais comment ! N’est-il pas incroyable que le ministre de la défense d’Alger n’ait pas une ligne directe avec BFM et Itélé ?